Le lundi 09 mars, en pleine matinée, le quartier Djamiti, dans le 2ᵉ arrondissement de Franceville, a été témoin d’un drame qui continue de bouleverser la population. Aux environs de 7 heures, un véhicule de marque Toyota Carina 3, utilisé comme taxi clandestin, a violemment quitté la chaussée avant de percuter quatre personnes qui attendaient un moyen de transport comme nous le rapporte le quotidien l’Union . L’un des blessés, un collégien, n’a pas survécu malgré une prise en charge en réanimation.
Selon les premiers éléments recueillis auprès des forces de l’ordre, le conducteur, un Gabonais de 25 ans identifié sous les initiales L.D., aurait perdu le contrôle de son véhicule pour des raisons encore indéterminées. Sa trajectoire incontrôlée a fauché un adulte, deux élèves du primaire et un lycéen inscrit en classe de 5ᵉ au lycée Eugène-Marcel-Amogho. Tous ont été immédiatement transportés au Centre hospitalier universitaire Amissa-Bongo.
À l’hôpital, le pronostic vital du collégien était engagé dès son admission. Placé en réanimation, il a finalement succombé à ses blessures quelques heures plus tard. Les trois autres victimes, grièvement touchées, ont été admises en soins intensifs. Leur état reste préoccupant, selon une source médicale.
La police, alertée par les riverains, s’est rapidement rendue sur les lieux pour effectuer les constatations d’usage. Le conducteur du véhicule a été interpellé et présenté au procureur de la République près le tribunal de première instance de Franceville. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de l’accident, notamment l’état du véhicule, la vitesse au moment des faits et la responsabilité du conducteur.
Dans le quartier Djamiti à Franceville, l’émotion est vive. Les habitants dénoncent une situation qu’ils jugent alarmante : la multiplication des taxis clando, souvent accusés d’imprudence, de surcharge et de non-respect des règles élémentaires de sécurité routière. Pour beaucoup, ce drame était prévisible. Certains appellent désormais à un renforcement des contrôles, à une régulation plus stricte du transport urbain et à des sanctions exemplaires pour les conducteurs illégaux.
La communauté scolaire, informée du décès du jeune élève, est profondément choquée. Enseignants, camarades et parents expriment leur tristesse et leur colère face à une tragédie qui aurait pu être évitée. Le corps de la victime a été transféré dans une maison de pompes funèbres, tandis que les familles des blessés restent suspendues aux nouvelles médicales.

























