Juste trois jours après son arrivée en Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo a annoncé son projet de divorce avec son épouse Simone Ehivet Gbagbo. C’est un divorce qui va changer beaucoup de choses.
Ils se sont mariés en 1989 après leur rencontre en 1973 pendant leur clandestinité au sein de la Gauche ivoirienne.
Ce couple prêt à divorcer a longtemps marqué la vie politique de la Côte d’Ivoire. Ainsi, ils ont ensemble subi les années de dictature d’Houphouët Boigny, sous le rêne du parti unique.
Par ailleurs, sous Henry Konan Bédié, ils ont été dans l’opposition avant d’accéder au pouvoir en 2000 après plusieurs années de lutte, l’époux comme président tandis que l’autre comme Première dame.
Après tout cela, l’ex-président Laurent Gbagbo a déposé lundi au tribunal d’Abidjan une demande de divorce après 32 ans de mariage et près de 50 ans de relations avec Simone Gbagbo.
Ainsi, d’après le communiqué signé de son avocat Me Claude Mentenon, il donne la raison de ce recours en justice en ces termes : «c’est en raison du refus réitéré depuis des années de dame Simone Ehivet de consentir à une séparation amiable que Laurent Gbagbo s’est résolu à saisir ce jour le juge des affaires matrimoniales du tribunal de première instance d’Abidjan d’une demande de divorce ».
L’avocat ajoute « qu’une séparation amiable aurait pourtant représenté la voie de règlement appropriée à leurs statuts personnel et politique réciproques ».
Il a été dit que Simone Gbagbo n’était pas la bienvenue à l’aéroport pour accueillir son mari. C’est ce que regrettait son avocat sur les réseaux sociaux.
Mais cela n’a pas découragé l’ex-première dame qui a posté un message sur sa page Facebook juste avant de se rendre à l’aéroport le jeudi 17 juin.
« Je me rends à l’aéroport pour saluer cette victoire parce qu’elle ouvre de nouvelles perspectives heureuses.», a t-elle écrit.
Elle y est venue avec les 2 filles du couple. A son arrivée, Laurent Gbagbo était accompagné par Nady Bamba qui est présentée par beaucoup d’observateurs nationaux et étrangers comme son épouse.
Dès l’accession au pouvoir de son mari en 2000, celle que ses sympathisants appellent affectueusement ‘Maman Simone’ ou ‘la lionne Abourey’, du nom de cette ethnie du sud de la Côte d’Ivoire à laquelle elle appartient joue un rôle politique durant la présidence de son mari.
Elle est au cœur des mécanismes de prise de décision et mobilise les bases pour obtenir un soutien populaire. Elle, qui fut chargée de la formation politique des militants lors de la création du FPI, retrouve l’arène.
En 2010, son mari refuse de quitter ses fonctions après une défaite électorale. La crise post-électorale fera plus de 3000 morts. Pendant que son époux se fait rare, elle multiplie de 5.000 sympathisants lors de son dernier grand meeting à Treichville, dans le sud d’Abidjan.
Elle n’hésite pas à s’attaquer ouvertement à la France et aux Nations unies, taxées de soutenir le président Alassane Ouattara.


























