Louise Mushikiwabo, la Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), est arrivée à Libreville ce mercredi 23 juin 2021 voir Ali Bongo sur le projet d’adhésion au Commonwealth du Gabon. C’est le signe d’une inquiétude dans le milieu francophone car le Commonwealth regroupe des pays de l’espace anglophone.
C’est dans un post de son compte officiel twitter que le président gabonais a annoncé avoir eu un entretien « entretien chaleureux » avec la SG de la Francophonie, la rwandaise Louise Mushikiwabo.
« Le Gabon entend conjuguer sa pleine et entière appartenance à la grande famille de la francophonie à l’ouverture au monde anglophone, réuni au sein du Commonwealth », a indiqué Ali Bongo.
Pour le président Ali Bongo Ondimba, dont le pays est sur le point de rejoindre le Commonwealth tout en restant dans l’OIF, « Ces deux initiatives sont complémentaires ».
Normalement, la demande d’adhésion du Gabon devait avoir une suite lors du prochain sommet du Commonwealth prévu à Kigali au Rwanda en juin mais il aurait été reporté.
Dans le monde francophone, le projet du Gabon, pas très commenté officiellement, est estimé comme une surprise.
Selon plusieurs observateurs de la vie politique nationale, la France ne verrait pas d’un bon œil la volonté du Gabon d’adhérer à la communauté de destin des pays anglophones. Or, pour les jeunes gabonais cette adhésion donne plus d’opportunités à leurs rêves de côtoyer l’espace parlant la langue de Shakespeare.
Enfin, les deux personnalités ont discuté de la participation active du Gabon au prochain sommet de l’OIF qui aura lieu en fin d’année 2021 à Djerba, en Tunisie.

























