Ah ! Le grand spectacle de la crise énergétique nationale : le réseau national à bout de souffle se transforme en une scène d’improvisation où chaque foyer devient son propre chef d’orchestre électro-mécanique. La dernière statistique en date révèle que les importations de groupes électrogènes ont bondi de près de 20 % en deux ans – c’est comme si chaque maison avait décidé de devenir un mini-pays étranger à l’énergie nationale !
Dans ce théâtre d’ironie, les unités de petite et moyenne puissance (2 kVA à 10 kVA) sont la vedette du show. Elles sont tellement populaires qu’on dirait qu’un nouveau festival de musique a été lancé : « Les groupes électrogènes– la nouvelle tendance ! » Les ménages et petits commerces, affamés d’une continuité de service minimale, se livrent à un véritable concours de « Qui peut faire tourner son générateur le plus longtemps sans se casser la tête ? »
Mais attention, chers spectateurs : ce gros show a un prix très cher à payer. Produire son propre kWh coûte entre 250 et 400 FCFA – soit trois à quatre fois le tarif normal – et l’on dirait que les foyers ont soudainement gagné une place VIP dans le club « Énergie à prix exorbitant ». Pour les PME locales, l’alimentation de secours peut absorber jusqu’à 30 % des charges mensuelles – c’est comme si le propriétaire du café voisin avait décidé d’utiliser son générateur pour faire tourner sa machine à café tout en jouant du piano virtuel sur son smartphone.
Et pourtant le gouvernement ne reste pas les bras croisés ! Il multiplie les investissements pour stabiliser le réseau interconnecté, avec l’arrivée imminente de la centrale solaire Plaine Ayémé (30 MW) et du projet Kinguélé Aval (35 MW). Ces projets énergétiques promettent de réduire la dépendance coûteuse aux générateurs thermiques et d’améliorer durablement l’approvisionnement en électricité… mais en attendant, on peut encore voir des familles se battre pour savoir qui aura la prochaine prise électrique disponible pour charger son téléphone en pleine nuit.
En fin de compte, l’ironie réside dans le fait que nous sommes tous devenus des ingénieurs improvisés : on allume un générateur, on branche tout ce qui peut briller dans l’obscurité et on espère que la prochaine panne d’électricité ne sera pas plus sévère que celle qui nous a fait perdre notre connexion Wi-Fi pendant un week-end romantique. Alors que les centrales solaires promettent un avenir énergétique plus propre et moins cher, nos foyers restent encore assez énergiques pour continuer d’allumer leurs lampes d’appoint avec style – parfois même avec une touche d’humour lorsqu’ils improvisent leur propre « concert nocturne » sur la chaîne d’alimentation électrique locale.











































