Reçue le 19 février 2026 à Libreville par des responsables de Ambassade de France au Gabon, la Association des professionnels de l’information et de la communication a posé sur la table une radiographie sans complaisance de l’écosystème médiatique national. Tel un miroir tendu à la démocratie, la note électorale présentée par l’APIC revient sur les dérives informationnelles observées lors des scrutins de 2025, où rumeurs et contrevérités ont parfois brouillé le message citoyen.
Conduite par son président, Abel Eyeghe, la délégation a été accueillie par Julie Schwab, attachée de coopération, et Quentin Da Silva, conseiller politique et presse. Moment solennel de la rencontre, la remise officielle du rapport consacré à la prolifération des fake news durant les élections législatives et locales a résonné comme un appel à la vigilance collective, face à une information devenue parfois poudre aux yeux.
Au-delà de ce diagnostic, les échanges ont exploré l’actualité de l’association et ses chantiers prioritaires. La relance des « cafés des médias », espaces de dialogue et de pédagogie, a été évoquée comme un antidote à la défiance. Les discussions ont également insisté sur la formation continue des journalistes en exercice et l’encadrement plus rigoureux des aspirants aux métiers de l’information, afin d’endiguer la désinformation et les discours haineux, véritables poisons du débat public.
Dans un contexte où les réseaux sociaux accélèrent la circulation des contenus, souvent sans filtre ni boussole éthique, les deux parties ont souligné l’urgence de renforcer les compétences professionnelles. Former, c’est semer ; encadrer, c’est protéger. Ensemble, l’APIC et la représentation diplomatique française entendent ainsi contribuer à bâtir une presse plus responsable.
La rencontre s’est achevée sur une note d’espoir. À l’horizon se dessinent de futures collaborations, porteuses d’une ambition partagée : professionnaliser durablement le secteur et redonner à la presse gabonaise sa vocation première, celle d’éclairer la société, plutôt que de l’égarer.











































