Réunie face à la presse le jeudi 12 février 2026, l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) a pris la parole pour dissiper les zones d’ombre entourant la crise éducative et le climat social national. Dans un contexte marqué par la tension et les passions politiques, le parti au pouvoir a voulu se poser en vigie de la responsabilité républicaine, appelant à la retenue tout en dénonçant les tentatives de récupération politique.
La rencontre s’est tenue au siège du directeur de cabinet politique du président fondateur de l’UDB. Animée par Jean Pierre Oyiba, elle a réuni plusieurs cadres du parti, dont Séraphin Akuré-Davin et Serge Maurice Mabiala, vice-présidents, ainsi qu’Éric Mouélé, conseiller stratégique. Tous ont insisté sur la légitimité des revendications des enseignants, comparant leur mouvement à une alarme sociale qu’il fallait écouter plutôt que mépriser.
À ce titre, l’UDB a rappelé l’implication directe du président de la République dans la résolution du conflit. Les rencontres avec les syndicats, organisées les 11 et 14 janvier 2026, ont permis la mise en place d’une commission interministérielle et la signature de deux protocoles d’accord. Pour le parti, ces avancées traduisent une volonté politique claire de transformer la crise en opportunité de refondation du dialogue social.
Si l’accalmie est saluée, l’UDB appelle toutefois le gouvernement à respecter scrupuleusement ses engagements. Sans confiance, préviennent ses dirigeants, l’école devient un édifice fissuré, incapable de porter l’avenir de la nation. « L’éducation de nos enfants ne doit jamais servir de carburant aux ambitions politiques », a martelé Séraphin Akuré-Davin.
Sur le terrain politique, le parti a vivement condamné les déclarations d’Alain-Claude Bilie-By-Nze dans certains médias internationaux, jugées diffamatoires et déconnectées de la réalité institutionnelle. Selon l’UDB, ces discours relèvent davantage du déni que de l’analyse constructive.
Enfin, sur le plan socio-économique, l’UDB a dénoncé les campagnes de dénigrement visant l’action gouvernementale. Le parti a rappelé que la dette publique, largement héritée du régime déchu, fait désormais l’objet d’un traitement responsable, reconnu par les partenaires internationaux, notamment à travers les discussions engagées avec le FMI. Pour l’UDB, la stabilité reste la clé de l’avenir.


























