Libreville, le 07 février 2026 – Sous l’impulsion directe du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, le vice-président du gouvernement, Herman Immongault, a procédé le 6 février 2026, à la Lopé, au lancement officiel des travaux d’aménagement et de bitumage du tronçon pont Alembé – carrefour Mikouyi, long de 306 kilomètres.
Par cet acte, l’exécutif inscrit une nouvelle infrastructure dans la cartographie des projets appelés à redessiner la circulation des hommes, des biens et, plus largement, des opportunités économiques.
Entièrement financé par l’État gabonais, ce chantier d’envergure mobilisera 1 400 emplois et près de 800 engins, signe d’une volonté affichée de conjuguer investissement public, activité économique et impact social immédiat.
Confiée à l’entreprise Portéo BTP, la réalisation s’étendra sur quarante-huit mois, un horizon temporel qui rappelle que le développement territorial se construit dans la durée, entre patience technique et exigence de résultats de cet itinéraire de la Lopé au carrefour Mikouyi.
Au-delà des chiffres, la portée du projet est d’abord géographique et stratégique. Relier plus efficacement le Moyen-Ogooué, l’Ogooué-Ivindo et l’Ogooué-Lolo, c’est réduire l’isolement de certains bassins de production, fluidifier les échanges commerciaux et rapprocher des populations longtemps séparées par la difficulté d’accès.
Une route n’est jamais qu’un ruban de bitume en apparence ; en profondeur, elle devient un corridor de développement, un vecteur de services publics, parfois même une promesse de cohésion nationale.
Reste que toute infrastructure majeure porte en elle une exigence silencieuse : celle de la qualité, du respect des délais et de la transparence. Car l’histoire des grands travaux, au Gabon comme ailleurs, enseigne que la crédibilité de l’action publique se mesure moins à l’annonce des projets qu’à leur achèvement effectif et à leur utilité durable pour les populations.
Si ce corridor routier tient ses promesses, il pourrait marquer une étape décisive dans la reconquête de l’espace intérieur et dans la transformation économique des provinces concernées. Le développement cesse alors d’être un discours pour devenir une expérience vécue, palpable sous les roues des véhicules et dans la vie quotidienne des citoyens.
À Lambaréné, on dit :
« La route ouverte aujourd’hui devient le marché de demain. »

























