Dans une déclaration solennelle diffusée sur Gabon 1ère ce 25 janvier 2026, la ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, a pris la parole pour dresser un état des lieux de la crise qui secoue le système éducatif. Face à la grève persistante des enseignants, elle a présenté les avancées obtenues par la commission tripartite et lancé un appel vibrant à la reprise immédiate des cours.
La ministre d’État a mis en avant les résultats tangibles des travaux menés ces dernières semaines :
Près de 10 000 régularisations administratives déjà effectuées.
Mises en solde pour de nombreux enseignants en attente.
Pré-salaires débloqués afin de réduire les difficultés financières des personnels concernés.
Ces mesures, selon Camélia Ntoutoume Leclercq, traduisent la volonté ferme du gouvernement de répondre aux revendications légitimes du corps enseignant et de restaurer la confiance.
Camélia Ntoutoume Leclercq a exhorté les enseignants, les parents et les élèves à faire preuve de patriotisme et de responsabilité. Elle a rappelé que l’école est le socle de l’avenir national et que la poursuite de la grève met en péril non seulement l’année scolaire, mais aussi la reconnaissance des diplômes, notamment le baccalauréat. « Nous ne pouvons pas compromettre l’avenir de nos enfants », a-t-elle martelé, invitant chacun à privilégier l’intérêt supérieur de la Nation.
Au-delà des chiffres, la ministre a insisté sur l’importance de préserver la continuité pédagogique. Elle a souligné que l’éducation est un pilier stratégique pour le développement du Gabon et que chaque jour perdu fragilise la formation des générations futures. Le gouvernement, a-t-elle assuré, reste ouvert au dialogue et déterminé à poursuivre les régularisations administratives jusqu’à leur achèvement.
Dans un contexte social tendu, cet appel résonne comme un cri du cœur pour sauver l’école gabonaise. Le retour des enseignants dans les salles de classe apparaît désormais comme une urgence nationale. L’avenir des élèves, et à travers eux celui du pays, dépend de la capacité collective à dépasser les blocages et à replacer l’éducation au centre des priorités.

























