Le mouvement SOS Éducation La Base a annoncé que la reprise des cours dans les établissements scolaires reste conditionnée à la libération immédiate de ses deux leaders emblématiques, Marcel Libama et Simon Ndong Edzo, incarcérés depuis le 21 janvier 2026 à la prison centrale de Libreville selon le média tv+ Afrique. Cette décision, lourde de conséquences pour des milliers d’élèves et leurs familles, illustre la profondeur de la crise sociale qui secoue le système éducatif gabonais.
Les deux responsables syndicaux de SOS Éducation La Base ont été arrêtés dans le cadre de la grève nationale des enseignants, déclenchée le 5 janvier 2026 pour réclamer de meilleures conditions de travail et le respect des engagements pris par l’État. Poursuivis pour entrave à la liberté du travail et trouble à l’ordre public, ils sont devenus, aux yeux de leurs collègues et de nombreux citoyens, les symboles d’une lutte syndicale criminalisée.
SOS Éducation La Base entend rappeler que l’éducation est un pilier de la nation et qu’elle ne peut prospérer dans un climat de répression. Les enseignants affirment que leur combat dépasse les revendications salariales : il s’agit de défendre la dignité du métier, la liberté syndicale et, in fine, l’avenir des enfants gabonais.
Au-delà du conflit, cette crise met en lumière une question fondamentale : quel avenir voulons-nous pour notre école et pour nos enfants ? Les enseignants, en refusant de céder à la peur, posent un acte patriotique. Ils rappellent que l’éducation est la clé de la souveraineté nationale et qu’un pays qui muselle ses éducateurs compromet son propre développement.
Face à cette situation tendue, de nombreuses voix s’élèvent pour appeler au dialogue et à la libération des deux syndicalistes. Les familles, les élèves et la société civile craignent une année scolaire compromise. Le gouvernement, de son côté, est invité à privilégier la concertation plutôt que la répression, afin de restaurer la confiance et garantir la stabilité du système éducatif.
La crise actuelle n’est pas seulement une affaire syndicale : elle est un test de maturité pour la démocratie gabonaise. La libération de Marcel Libama et Simon Ndong Edzo apparaît désormais comme une condition sine qua non pour rétablir la paix sociale et permettre à l’école gabonaise de remplir sa mission sacrée : former les citoyens de demain.












































