En réaction à une publication datée du 23 janvier 2026 sur la page Facebook de La Presse Judiciaire, signée Gaël Bobouagno Lenga, Maître Moumbembé Jean Paul, avocat de Marcel Libama et Simon Ndong Edzo, sort de sa réserve. Dans un État de droit, la parole juridique n’est ni une rumeur ni une hypothèse, mais un fait vérifiable. L’avocat entend donc rétablir l’équilibre de l’information, là où l’approximation a semé le doute.
Au cœur de la controverse, une affirmation attribuée à l’avocat selon laquelle il aurait sollicité « un délai de dix jours » pour préparer la défense, délai qui aurait fondé l’incarcération provisoire de ses clients. Maître Moumbembé oppose un démenti sans détour, rappelant que « je n’ai jamais sollicité auprès du juge d’instruction un quelconque délai de dix jours », une précision qui balaie l’argument comme une feuille morte emportée par le vent. Pour lui, cette version est « inexacte, infondée et contraire à la réalité des faits », et ne saurait prospérer sans porter atteinte à la rigueur journalistique.
Plus encore, l’avocat dénonce une atteinte frontale aux droits de la défense. Il rappelle que ses clients ont été conduits au Parquet pour la seconde fois le 22 janvier, « sans que l’avocat que je suis n’en ait été préalablement informé », une situation qu’il qualifie de violation manifeste des principes fondamentaux. Dans cette scène judiciaire, la défense a été réduite au silence, tandis que la décision tombait comme un couperet.
Devant le juge d’instruction, précise-t-il, « je n’ai pas eu la parole », et l’incarcération provisoire procède « exclusivement de l’initiative du juge d’instruction », sans demande ni suggestion de sa part. L’image est celle d’une décision solitaire, prise sans contradictoire, là où le droit exige débat et équilibre.
Enfin, Maître Moumbembé réaffirme avec force que « Messieurs Marcel Libama et Simon Ndong Edzo n’ont posé aucun acte susceptible de justifier leur incarcération provisoire ». Ils n’ont fait, selon lui, qu’user de droits garantis par les lois de la République gabonaise. En conséquence, l’avocat exige la publication de ce droit de réponse, afin que la vérité, telle une lampe allumée, éclaire l’opinion et restaure la responsabilité de l’information.
Fait pour servir et valoir ce que de droit, ce rappel solennel invite médias, citoyens et institutions à préférer les faits établis aux narrations hâtives, pour préserver la confiance publique durable.


























