Libreville, le 07 janvier 2026- Dans la solennité discrète des décisions qui engagent une nation sportive, le ministre des sports, Paul Ulrich Kessany Zategwa, a accordé une audience au sélectionneur national Thierry Mouyouma, dans un contexte marqué par les enseignements encore brûlants de l’après-CAN. Plus qu’une simple rencontre administrative, cet échange s’est voulu un moment de vérité, de lucidité et de projection vers l’avenir de football gabonais.
À cette séance de travail à forte portée symbolique a également pris part, par visioconférence depuis le Maroc, Pierre-Alain Mouguengui, président de la fédération gabonaise de football. Sa participation à distance a renforcé le caractère institutionnel et collégial des discussions, soulignant la volonté partagée de traiter la situation avec méthode, sang-froid et sens de l’État.
Au centre des échanges figurait une question aussi sensible que décisive : celle des mécanismes d’une séparation éventuelle, envisagée sans heurts ni passions inutiles. L’objectif affiché était clair : éviter les fractures, préserver la dignité des acteurs et inscrire toute décision dans une dynamique constructive, où l’intérêt supérieur de la nation prime sur les considérations individuelles. Il ne s’agissait pas de tourner une page dans la précipitation, mais de le faire avec élégance, responsabilité et conscience historique.
Dans un climat apaisé, les discussions ont permis d’aborder la nécessité d’un nouveau souffle pour le football gabonais et pour l’équipe nationale, appelée à se réinventer après une compétition continentale exigeante. Cette rencontre traduit ainsi la volonté des pouvoirs publics et des instances sportives de rompre avec les ruptures brutales, souvent synonymes d’instabilité, pour privilégier une transition maîtrisée, fondée sur le dialogue et la vision à long terme.
Au-delà des hommes et des fonctions, c’est bien l’avenir du football gabonais qui était en jeu. Car dans un pays où le ballon rond demeure un puissant vecteur d’unité et d’émotion collective, chaque décision engage bien plus qu’un résultat sportif : elle touche à l’espérance, à la fierté et à la cohésion nationale.
Comme le rappelle avec sagesse un proverbe de Lambaréné : « Lorsque le fleuve change de courant, le pêcheur avisé ajuste ses filets plutôt que d’accuser l’eau. »


























