Le 15 décembre 2025, l’Assemblée nationale gabonaise a adopté en plénière la taxe forfaitaire d’habitation. Seuls six députés ont choisi de s’abstenir. Une issue prévisible, déjà anticipée par une opinion publique largement défavorable à cette mesure.
Malgré les retours négatifs exprimés par une majorité de citoyens, les parlementaires ont ignoré les préoccupations populaires. Ce vote illustre une fois de plus la fracture entre les élus et ceux qu’ils sont censés représenter.
Tout semble indiquer que les directives partisanes priment sur les besoins réels des populations. Les témoignages recueillis sur le vote de la taxe forfaitaire d’habitation traduisent une colère sourde :
« C’est bon, ils ont voté. Ils doivent juste voir la suite. Le pays était tranquille, mais c’est vous-mêmes oh ! Le karma d’Ali a commencé avec les pleurs et les lamentations du peuple… » déclare Hugues.
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Un scénario semblable aux pratiques des anciens parlements, où les intérêts particuliers et partisans écrasaient systématiquement les attentes populaires.
« Ils savent très bien comment ils ont été élus. Si le peuple attend quelque chose d’eux, détrompez-vous » ajoute Bling.
Le peuple gabonais se retrouve une fois de plus face à une taxation qui ne garantit aucun bénéfice tangible. Les infrastructures demeurent insuffisantes, les services publics fragiles, et la confiance entre gouvernés et gouvernants s’érode davantage.
Ce vote, loin d’incarner une vision de développement, symbolise une continuité des pratiques politiques où la population est réduite au rôle de spectateur impuissant.
« Dorénavant, on va voter pour les projets et non pour les 2000…5000 tee-shirts » lance Patrick.
Ce nouvel épisode parlementaire du vote de la taxe forfaitaire pour doit servir d’électrochoc. Les Gabonais doivent comprendre que le vote n’est pas un simple rituel, ni une transaction de tee-shirts ou de billets de banque. C’est un acte de souveraineté qui engage l’avenir du pays. Aux autorités nouvellement investies, ce vote devrait être un avertissement : gouverner contre le peuple, c’est miner la légitimité de l’État. Aux citoyens, il rappelle que la démocratie ne se limite pas à déposer un bulletin dans l’urne, mais à exiger des comptes, à défendre ses droits et à choisir des représentants capables de porter réellement leurs causes.
Car un parlement qui ignore ses citoyens n’est rien d’autre qu’une chambre d’écho des intérêts partisans.

























