Au cœur des priorités nationales, l’axe Ndendé–Doussala s’impose désormais comme l’un des chantiers stratégiques les plus emblématiques du moment. Longue de 274 kilomètres, cette route présentée comme une véritable artère de croissance concentre toutes les attentions, tant elle porte l’espoir d’un désenclavement durable et d’une intégration sous-régionale renforcée. C’est dans ce contexte déterminant que s’est tenue la rencontre entre le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, et le président de la BAD, Sidi Ould Tah, venus conjuguer leurs visions pour accélérer la concrétisation de ce projet structurant.
Au cœur des échanges s’est imposé le projet routier Ndendé–Doussala, long de 274 kilomètres, véritable colonne vertébrale appelée à relier, dynamiser et désenclaver. Présenté comme une « route d’espérance », ce chantier ambitionne non seulement de renforcer les échanges régionaux, mais aussi de créer plus de 500 emplois directs, offrant à de nombreuses familles une bouffée d’oxygène économique dans un contexte marqué par le besoin pressant d’opportunités concrètes. À terme, cette infrastructure pourrait devenir l’un des principaux corridors commerciaux entre le Gabon et le Congo, transformant une zone longtemps silencieuse en un carrefour bouillonnant d’activités.
Sidi Ould Tah a salué les progrès déjà accomplis, insistant sur la nécessité de maintenir le cap avec la rigueur d’un navire affrontant la houle. La BAD, a-t-il rappelé, demeure déterminée à soutenir un projet qui, par son envergure, dépasse le simple cadre national pour s’inscrire dans une vision d’intégration sous-régionale ambitieuse. L’institution financière voit dans ce tronçon un levier stratégique capable de stimuler le commerce, de fluidifier la circulation des biens et de rapprocher des communautés longtemps séparées par l’état vétuste des voies de communication.
Pour sa part, le chef de l’État a réaffirmé la volonté du gouvernement de ne pas laisser cette route devenir un chantier éternel, perdu dans les limbes des promesses non tenues. Au contraire, il a exprimé son souhait d’en faire un symbole tangible de la nouvelle dynamique impulsée depuis le 30 août 2023 : celle d’un pays qui se reconstruit pierre après pierre, kilomètre après kilomètre. Les deux parties ont finalement convenu d’accélérer les travaux, afin que cette artère stratégique irrigue au plus vite le quotidien des populations et redonne au Sud du pays sa vocation de moteur économique régional.


























