Le récit de l’agression violente subie par une enseignante à Oyem, retrouvée ligotée dans une maison abandonnée, est plus qu’un simple fait divers ; il est le symptôme alarmant d’une dégradation de la sécurité dans les zones urbaines de la province du Woleu-Ntem. L’incident, survenu en plein jour (jeudi dernier) alors que la victime se rendait au marché, révèle une audace criminelle qui interpelle les autorités locales.
Le fait que l’agression ait eu lieu en pleine rue, alors que la victime se dirigeait vers un lieu de forte affluence comme le marché, témoigne d’une perception d’impunité chez les agresseurs. L’usage d’un couteau pour un vol simple indique une escalade dans la brutalité des méthodes employées.
La maison abandonnée utilisée comme lieu de séquestration temporaire est un exemple classique de « zone blanche » urbaine. Ces lieux désaffectés deviennent des refuges idéaux pour les malfaiteurs, échappant à la surveillance citoyenne et policière. Leur prolifération est souvent liée à un manque de contrôle foncier ou d’entretien des propriétés par les municipalités.
L’intervention salvatrice d’un passant, alerté par les cris, est un point positif, soulignant l’importance de la vigilance communautaire lorsque la présence policière est jugée insuffisante.
L’ouverture d’une enquête par les forces de sécurité est une étape nécessaire, mais elle doit s’accompagner d’une politique proactive. Il est critique que les autorités d’Oyem identifient et sécurisent rapidement ces maisons abandonnées pour éviter qu’elles ne deviennent des repaires criminels récurrents, assurant ainsi la tranquillité des citoyens, et en particulier des professionnels essentiels comme les enseignants.
Par Yann Yorick Manfoumbi Manfoumbi


























