Dans le 1er arrondissement de Ntoum, les urnes ont parlé avec la force d’un tonnerre qui déchire le ciel : Camélia Ntoutoume Leclercq a remporté une victoire écrasante, véritable raz-de-marée politique, en s’imposant avec 65,47 % des suffrages, reléguant son adversaire Elfox Loyola Mbina au rang de simple figurant avec 34,53 %. Selon les résultats provisoires de la commission électorale locale, la candidate du Parti démocratique gabonais (PDG) n’a pas seulement gagné, elle a « terrassé son adversaire comme un colosse dont l’ombre recouvre tout le paysage politique ».
Face à elle, Elfox Loyola Mbina, autrefois camarade au sein du PDG mais désormais passé sous la bannière de l’Union pour la République (UPR), avait pourtant tenté d’ériger un front commun. Sa coalition improvisée avec Serge Zeng Ango de l’Union nationale (UN) et un candidat indépendant devait, croyait-il, créer un souffle nouveau. Mais ce trio n’a finalement « vu que du noir dans la lumière éclatante de Camélia Ntoutoume Leclercq », incapable de résister à la dynamique irrésistible portée par les électeurs.
La défaite est d’autant plus sévère que l’homme avait, ces derniers mois, multiplié les propos dénigrants, affirmant qu’« une femme ne devait pas gérer le village ». Cette phrase, devenue un slogan maladroit répété dans les ruelles de Ntoum, s’est retournée contre lui comme un boomerang politique. Désormais, il devra se contenter de son poste de Conseiller municipal, un siège modeste où, selon certains habitants, « il ne pourra même plus rêver d’effleurer le fauteuil de maire ».
En face, Camélia Ntoutoume Leclercq incarne une toute autre posture. Femme engagée, enracinée dans les réalités de Ntoum, elle est décrite par ses partisans comme « une colonne solide qui soutient la maison commune ». Sa victoire, loin d’être le fruit du hasard, s’explique par une proximité constante avec les populations, une écoute attentive et une vision claire. Les électeurs lui reconnaissent une capacité à unir, à apaiser et à bâtir, là où d’autres ne proposaient que divisions et discours inflammatoires.
Désormais revêtue de la légitimité populaire et de la légalité républicaine, Camélia Ntoutoume Leclercq fait son entrée au Palais Léon Mba, comme députée élue du 1er arrondissement de Ntoum. Pour beaucoup, cette victoire représente « la main du peuple posée sur l’épaule de celle qui n’a jamais cessé de marcher à ses côtés ». C’est un mandat clair, un message limpide adressé à ceux qui pensaient influencer ou distraire les électeurs par des polémiques creuses ou des attaques misogynes.
Elfox Loyola Mbina, lui, paie cher une campagne sans véritable vision. Ses discours, centrés davantage sur le genre de son adversaire que sur un projet concret, n’ont pas su séduire. « Le peuple ne se nourrit pas de préjugés, mais d’espoir », confiait un habitant au soir de la proclamation. Et dans cette bataille politique, Camélia Ntoutoume Leclercq est celle qui a su porter cet espoir avec intelligence, patience et détermination.
Elle n’a pas seulement gagné une élection ; elle a scellé une histoire, la sienne et celle d’un arrondissement qui la connaît, la reconnaît et désormais la confirme comme sa voix à l’Assemblée nationale.


























