Ce samedi 1er novembre 2025, le Collectif des habitants de Mveng-Ayong, situé derrière le Lycée d’Excellence et le Comité National Olympique, a livré une réplique vigoureuse aux déclarations du Collectif des agents du Groupe Arise. Ces derniers, affirmant être les « vrais propriétaires » de la zone litigieuse, avaient brandi des documents présentés comme irréfutables, avant de procéder, en prélude à leur conférence de presse, à la destruction de biens sur l’espace Melody. Face à ce qu’ils qualifient d’« assauts répétés », les habitants disent « refuser de plier l’échine », tel un peuple qui défend son dernier rempart.
Par la voix de Michel Ndong Mba, le collectif des victimes de la destruction attribuée à Olam est monté au créneau. Il rappelle qu’« au mois d’avril 2023, Olam Gabon, accompagné de la directrice des aménagements de la SNI zone nord, Mme Boulet, nous a indiqué que cette parcelle leur appartenait et qu’ils détenaient un titre foncier ». Ils avaient alors exigé que ledit document soit transmis à leur conseil. « Chose faite », reconnaissent-ils.
Deux mois plus tard, une rencontre contradictoire organisée par le Ministère de l’Habitat tranche : « Il s’agit bien de deux parcelles différentes », séparées par une voie de 30 mètres, domaine public « non susceptible d’appropriation privée ».
Le collectif rappelle que le rapport cadastral du 8 juillet 2024 confirme l’existence des sections YQ1 et YT5 « depuis les années 1990 ». Après les aménagements du stade d’Angondjé, elles étaient demeurées quasi vierges. Les habitants s’étonnent que la SNI ait sollicité de nouveau, en 2015, les 22 hectares de YQ1 alors que leur décret d’attribution antérieur avait été annulé. Ils citent : « Le titre foncier n°20330 n’existe qu’à partir du 26 avril 2016 ».
Le ministère souligne aussi que le morcellement transmis à Olam « est un acte de cabinet privé, sans valeur administrative », en violation du décret 257/PR/MEUCIT.

En juin 2025, l’ANUTTC confirme à travers son enquête in situ que « l’ensemble de nos constructions est situé dans la section YT5 », incluant le Lycée d’Excellence.
Le collectif brandit également l’ombre du passé en rappelant que « M. Bonavo, DG Cofet, s’était suicidé avant son procès » pour des faits similaires de faux documents et morcellements illégaux. « Le plan initial de la SNI de 2007 n’existe nulle part », déplorent-ils.

Les habitants dénoncent des procédures judiciaires « jamais notifiées » et des avis d’expulsion « sans l’ordonnance correspondante ». Ils affirment n’avoir reçu « aucun document officiel » malgré leurs demandes répétées.
Le 17 septembre 2025, ils déposent plainte pour tentative de destruction. Leur affaire, pendante à la Cour d’appel, aurait été torpillée par « une ordonnance publiée sur les réseaux sociaux, antidatée du 14 juillet 2026 », preuve selon eux « du faux dans leur dossier ». Ils s’indignent qu’Olam affirme agir « au nom du Président de la République ».
« Nul n’est au-dessus de la loi », martèle Michel Ndong Mba, ajoutant que le collectif déposera plainte contre Olam, Mme Johanna Berre et Igor Simard « pour destruction volontaire de biens et dessein inavoué ».


























