La Confédération africaine de football (CAF) a officiellement désigné le Gabon comme candidat privilégié pour accueillir la future Académie d’arbitrage vidéo (VAR) destinée à l’Union des Fédérations d’Afrique centrale (UNIFFAC). Cette proposition, formalisée dans un courrier daté du 15 octobre 2025 par le secrétaire général Véron Mosengo-Omba au président de la FEGAFOOT, Pierre Alain Mounguengui, reconnaît explicitement les atouts stratégiques et la qualité des ressources humaines du pays.
L’initiative s’inscrit dans le programme continental de la CAF, impulsé par le Dr Patrice Motsepe, visant à professionnaliser l’arbitrage africain à travers la maîtrise de la technologie VAR. L’objectif est clair : former une nouvelle génération d’arbitres, hommes et femmes, à l’utilisation de ces outils afin d’améliorer la justesse des décisions et, par conséquent, rehausser la crédibilité du football africain sur la scène internationale.
L’analyse du choix de la CAF révèle une évaluation factuelle des conditions réunies au Gabon. Contrairement aux autres unions zonales qui disposent déjà de leur académie, l’UNIFFAC était en attente. Le courrier souligne trois facteurs déterminants pour le Gabon : sa position géographique centrale, la stabilité du pays et surtout la compétence reconnue de ses officiels, citant d’ailleurs le président de la FEGAFOOT comme exemple. Ce soutien institutionnel valide l’effort de modernisation déjà entrepris par la fédération locale.
Si cette proposition aboutit, les retombées pour le football gabonais seront considérables. L’installation de l’Académie VAR ferait de Libreville un hub technologique régional incontournable pour l’arbitrage en Afrique centrale. Cela impliquerait non seulement un renforcement immédiat des capacités techniques des arbitres gabonais par une formation de pointe, mais aussi une reconnaissance de la FEGAFOOT comme moteur de la modernisation. En accueillant cette structure, le Gabon consoliderait son rôle de leader dans l’application des standards technologiques de la CAF au sein de sa zone. C’est une opportunité rare de transformer une structure administrative en centre d’excellence technique.
Par Yann Yorick Manfoumbi


























