Ce samedi 18 octobre 2025, les membres de la Commission nationale d’organisation et de coordination des élections et du référendum (CNOCER) prêteront serment devant la Cour constitutionnelle. Cette cérémonie solennelle marque une étape décisive dans le processus électoral des sénatoriales prévues les 8 et 29 novembre prochains.
Conformément à l’article 17 du Code électoral gabonais, cette prestation de serment engage moralement et juridiquement les membres de la CNOCER et des commissions locales à garantir l’intégrité, la neutralité et la transparence du scrutin. Dans un contexte politique marqué par une exigence citoyenne croissante en matière de gouvernance et de reddition de comptes, cet acte revêt une portée symbolique forte.
La CNOCER, organe technique au cœur du dispositif électoral, ne peut se contenter d’une mission logistique. Elle est appelée à incarner la crédibilité du processus démocratique. Or, cette crédibilité a été mise à mal lors des dernières élections législatives et locales, entachées d’irrégularités et marquées par un second tour au taux de participation historiquement faible. Ce désintérêt électoral traduit un fossé grandissant entre les institutions et les citoyens, nourri par une défiance persistante.
Dans ce contexte, le serment républicain ne saurait être un simple rituel administratif. Il doit être un acte de foi envers la République, un engagement à servir la nation au-dessus des intérêts partisans. Il rappelle que la démocratie ne se décrète pas : elle se construit par des institutions fortes, des pratiques transparentes et une volonté politique sincère.
À l’heure où le Gabon s’apprête à renouveler une partie de son Sénat, cette cérémonie doit être l’occasion de réaffirmer les valeurs républicaines et de restaurer le pacte de confiance entre les institutions et le peuple. Car au-delà des urnes, c’est l’avenir démocratique du pays qui se joue.
Le serment des membres de la CNOCER doit incarner une promesse de justice électorale, de rigueur administrative et de patriotisme éclairé. Le peuple gabonais attend des actes, pas des apparences.


























