Deux ans jour pour jour après avoir été placé en résidence surveillée dans la foulée du coup d’État du 30 août 2023, l’ancien ministre gabonais de l’Intérieur, Lambert-Noël Matha, voit son nom lavé par la justice. Le tribunal de Première instance de Libreville a prononcé un non-lieu dans l’affaire Averda, selon une publication du quotidien L’Union datée du lundi 29 septembre 2025.
Matha, figure centrale du régime déchu et longtemps considéré comme l’homme fort de l’avenue de Cointet, était poursuivi pour détournement de fonds publics, association de malfaiteurs et blanchiment de capitaux. Au cœur des accusations : des soupçons de corruption liés à des contrats passés avec la société Averda, spécialisée dans la gestion des déchets urbains.
Placé sous surveillance dès septembre 2023, son cas avait cristallisé l’attention médiatique et symbolisé la volonté des nouvelles autorités de rompre avec les pratiques de l’ancien pouvoir. Pourtant, selon une source judiciaire proche du dossier, la décision de non-lieu rendue le 2 avril dernier repose sur l’insuffisance de preuves et l’absence d’éléments matériels établissant sa culpabilité.
Ce dénouement interroge : s’agit-il d’un acte de justice indépendante ou d’un signal politique dans un contexte de recomposition post-transition ? Le retour à la liberté de Lambert-Noël Matha, désormais acté, pourrait raviver les débats sur la gestion des affaires publiques et la transparence judiciaire au Gabon.

























