Gabon – Au lendemain des rencontres, le champion du Gabon, Mangasport, a vu son parcours en Ligue des champions de la CAF s’arrêter brutalement dès le premier tour préliminaire. Opposé au Rahimo FC du Burkina Faso, le club de Moanda, Mangasport, n’a pas réussi à s’imposer, concédant un match nul (0-0) à domicile, après un nul identique lors du match aller à Bobo-Dioulasso.
Malgré une domination territoriale notable et le soutien d’un public nombreux au stade Rénovation de Franceville, les « Mineurs » se sont heurtés à une défense burkinabè solide et bien organisée. L’incapacité de Mangasport à concrétiser ses occasions, pourtant nombreuses, a conduit la rencontre à une séance de tirs au but, où la cruauté de l’exercice a finalement eu raison des espoirs gabonais. Deux tirs manqués, ceux d’Alain Miyogho et de Samson Mbingui, ont scellé la qualification de Rahimo FC sur le score de 4 à 2 dans cette épreuve fatidique.
Cette élimination constitue une profonde désillusion pour Mangasport, qui ambitionnait de marquer les esprits sur la scène africaine. Si la solidité défensive du club est à souligner, avec aucun but encaissé sur l’ensemble des 180 minutes de jeu, c’est l’inefficacité offensive qui s’avère être le principal point faible. L’incapacité à trouver le chemin des filets face à Rahimo FC a coûté cher.
Ce constat est d’autant plus préoccupant qu’il s’inscrit dans un contexte plus large de léthargie du football gabonais. Le championnat national est à l’arrêt depuis plusieurs mois, privant les clubs et leurs joueurs d’une compétition régulière. Cette absence de rythme et de préparation est un handicap majeur face à des adversaires africains plus aguerris et ayant bénéficié d’un temps de jeu continu. L’élimination de Mangasport, couplée à celle du FC 105 en Coupe de la Confédération, met en lumière les difficultés actuelles des clubs gabonais à rivaliser sur la scène continentale. Les représentants du Gabon quittent la compétition dès le premier tour, sans victoire à l’extérieur, sans marquer de but décisif, et avec un manque criant de compétitivité directement lié à l’inactivité du championnat national.
Par Yann Yorick Manfoumbi


























