Alors que la rentrée universitaire 2025-2026 bat son plein, une question brûle les lèvres : que sont devenus les 13 milliards de fcfa promis pour la réhabilitation des universités publiques et grandes écoles du Gabon ? Deux ans après l’annonce faite par le chef de l’État, alors président de la transition, les résultats sont loin d’être à la hauteur des attentes. Les chantiers avancent à pas lents, certains stagnent, et les étudiants continuent d’étudier dans des conditions précaires, alimentant une véritable crise des universités gabonaises.
Des promesses en béton… jamais coulées
L’Université Omar Bongo (Uob), censée bénéficier de 3 milliards de fcfa pour la construction d’un nouveau bloc pédagogique, illustre parfaitement ce paradoxe. Aucun bâtiment n’a vu le jour, et les amphithéâtres surchargés témoignent d’un système à bout de souffle. Les étudiants, entassés dans des salles vétustes, paient le prix d’une gestion opaque et d’un suivi institutionnel défaillant. C’est donc une véritable crise des universités gabonaises qui plombe son système éducatif.
Ustm : la science sans structure
À Franceville, l’Université des sciences et techniques de Masuku (Ustm) fait face à des défis similaires. Les infrastructures vieillissantes ne répondent plus aux besoins des filières scientifiques. Les fonds alloués n’ont pas été traduits en réalisations concrètes, laissant les étudiants dans une précarité académique incompatible avec les ambitions du pays. Ce manque criant d’investissements nourrit encore davantage la crise qui mine les universités gabonaise.
École normale supérieure : l’immobilisme en héritage
L’École normale supérieure, pourtant essentielle à la formation des enseignants, reste figée. Aucun chantier lancé, aucun bâtiment livré. Le silence des responsables devient assourdissant, alimentant frustration et désillusion.
Ce retard généralisé soulève des interrogations légitimes : où sont passés les fonds ? Quels mécanismes de contrôle ont été mis en place ? Et surtout, quelle vision porte-t-on pour l’avenir académique du Gabon ? Il est urgent de rétablir la confiance entre les institutions et les citoyens, en instaurant une gouvernance rigoureuse, transparente et orientée vers les résultats. La crise des universités gabonaises qui persiste appelle à des réformes profondes et courageuses.
L’éducation, pilier de la souveraineté nationale
Investir dans l’éducation, c’est investir dans la souveraineté intellectuelle du pays. Le Gabon ne peut prétendre à l’émergence sans des universités modernes, inclusives et fonctionnelles. Il est temps que les autorités sortent du silence, rendent des comptes et redonnent à la jeunesse gabonaise les moyens de rêver, d’apprendre et de bâtir un avenir à la hauteur de ses ambitions.

























