Adrien Mougougou, ministre de la santé, a franchi une nouvelle étape dans la réforme du système sanitaire gabonais en signant, pour le mois de septembre 2025, quatre arrêtés d’affectations et de mutations. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de régularisation administrative et de redéploiement stratégique des personnels de santé, longtemps confrontés à des blocages structurels.
Le premier arrêté concerne les médecins et pharmaciens, dont la répartition territoriale vise à combler les déséquilibres entre les régions et à renforcer les capacités médicales dans les zones sous-dotées. Le second, très attendu, répond aux revendications des personnels paramédicaux, notamment les infirmiers, qui réclamaient depuis plusieurs mois une meilleure reconnaissance de leur rôle et une mobilité fonctionnelle.
Le troisième arrêté du ministre Mougougou cible les personnels administratifs et les autres corps du secteur, avec des redéploiements destinés à fluidifier la gestion hospitalière et à améliorer la coordination entre les structures.
Enfin, le quatrième arrêté apporte une réponse humaine aux demandes de rapprochement d’époux, illustrant une volonté de concilier vie professionnelle et équilibre familial.
La diffusion de ces arrêtés est assurée par le secrétariat général du ministère et les directions régionales de santé, avec une mise à disposition sur les plateformes numériques du secteur. Cette transparence administrative vise à garantir l’équité et à renforcer la confiance des agents.
Le ministre Mougougou a réaffirmé son engagement à poursuivre le processus de régularisation des situations administratives, en collaboration avec les ministères de la Fonction publique et des finances, responsables respectivement des intégrations et des mises en solde. Il a également annoncé que les prochains arrêtés tiendront compte des autres corps de métiers encore en attente.
Dans un appel à l’éthique professionnelle, le ministre a exhorté les agents de santé à faire preuve d’empathie et de bienveillance envers les patients et leurs familles, rappelant que l’humanité demeure le socle de toute pratique médicale.
Cette série d’affectations marque une volonté politique claire de moderniser le système de santé gabonais, en plaçant les ressources humaines au cœur de la performance hospitalière.

























