Du 1er au 5 septembre 2025, un atelier de formation consacré à la mobilisation des ressources et au développement des partenariats s’est tenu à Libreville. Cette initiative, inscrite dans la Phase III du projet « Fonds-en-dépôt chinois – Enseignement technique supérieur en Afrique» dont l’objectif affiché par les organisateurs, en partenariat avec l’UNESCO, était clair : outiller les acteurs universitaires, notamment de l’université Omar Bongo, de l’Université des sciences et techniques de Masuku et d’autres établissements supérieurs publics, afin de mieux rechercher des financements et de tisser des liens solides avec le secteur privé.
Durant cinq jours, les enseignants-chercheurs, responsables pédagogiques et administratifs, services de relations extérieures et membres de la Cellule de Recherche des Financements (CRF) ont été initiés aux meilleures pratiques en matière de rédaction de notes conceptuelles, de cartographie des bailleurs de fonds, de plans de développement personnel et de formulation de projets de recherche pertinents et éthiquement viables.
Comme l’a rappelé Séraphine Memine Me Zui, administrateur du programme éducation de l’UNESCO, « la mobilisation des ressources et le développement des partenariats stratégiques ne sont pas des options, mais des leviers essentiels pour assurer la durabilité, l’innovation et l’impact des institutions d’enseignement supérieur dans un monde en constante évolution ».
Le professeur Hermine Matari, représentante CFIT, a exprimé le souhait de « prolonger cette expérience au bénéfice de ceux qui, faute de quotas, n’ont pu assister à cette édition ».

Les thématiques abordées ont couvert trois piliers essentiels : le développement professionnel individuel, l’éligibilité institutionnelle et la conception de projets innovants. Comme l’a précisé le Dr Judicaël Obame Nkoghe, enseignant-chercheur à l’USTM et expert en stratégie de recherche : « Pendant cinq jours, nous avons entretenu les enseignants-chercheurs dans tous les aspects méthodologiques liés à la mobilisation des ressources et à la création de partenariats. Les résultats ont montré une progression significative, parfois de plus de 40 % entre l’évaluation d’entrée et celle de sortie ».

L’atelier a également insisté sur la nécessité de diversifier les sources de financement. Les pistes évoquées allaient des institutions internationales comme l’UNESCO, la Banque mondiale ou l’Agence universitaire de la Francophonie, jusqu’aux dispositifs nationaux et aux programmes spécifiques de l’État, afin de stimuler la recherche locale et l’innovation scientifique.
Les témoignages des participants ont mis en lumière l’impact concret de la formation. Marthe Oyane Metogho, enseignante-chercheure au Département de littérature africaine de l’UOB, a confié : « Dès l’ouverture, je me suis demandé comment mobiliser les ressources et établir des partenariats efficients pour ma carrière. J’ai compris que le premier projet à bâtir, c’est ma propre trajectoire académique. Les outils acquis constituent désormais des jalons vers l’atteinte de mes objectifs ».
À travers ces exercices pratiques et réflexifs, la formation a confirmé son rôle stratégique pour préparer les universités gabonaises à relever les défis du financement, de l’innovation et de la compétitivité. La prochaine rencontre est déjà fixée : du 22 au 26 septembre 2025, à l’USTM de Franceville, où de nouvelles sessions viendront approfondir cette dynamique.
Ainsi, au-delà d’un simple atelier de l’UNESCO, c’est une véritable stratégie de modernisation et de projection des universités gabonaises vers l’avenir qui s’est amorcée, en consolidant les savoir-faire et en élargissant les horizons de coopération.


























