À quelques mois des élections législatives, l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) est secouée par une querelle interne d’une rare intensité. À Mimongo, dans la province de la Ngounié, une investiture manquée a dégénéré en affrontement ouvert entre deux figures du parti, liées par le sang mais désormais divisées par des ambitions politiques.
Le général à la retraite Romain Mouélé Mouélé, député de la transition, accuse son parent, le professeur Franck Daniel Idiata universitaire influent et conseiller spécial du président de la transition d’avoir orchestré son exclusion du processus d’investiture. Un message vocal privé, devenu viral sur les réseaux sociaux, dévoile la virulence des échanges et la profondeur du ressentiment. Mouélé Mouélé y dénonce une trahison familiale et politique, pointant du doigt une manœuvre délibérée visant à l’écarter.
Face à la polémique, Franck Idiata a publié une note explicative dans laquelle il rejette toute responsabilité directe. Il affirme avoir simplement présidé un comité départemental de consensus composé de 54 membres, chargé d’évaluer les candidatures. Il insiste sur la transparence du processus et dénonce une instrumentalisation de ses propos.
Cette crise met en lumière les tensions latentes au sein de l’UDB, où les rivalités personnelles semblent prendre le pas sur les principes démocratiques. Elle soulève des questions sur la gouvernance interne du parti, la gestion des investitures et la capacité des formations politiques à faire primer l’intérêt collectif sur les ambitions individuelles.
Au-delà du choc familial, cette affaire révèle une fragilité structurelle : l’absence de mécanismes clairs et incontestables pour départager les candidats. Dans un contexte de transition politique, où la crédibilité des institutions est en jeu, l’UDB se retrouve confrontée à un défi majeur : restaurer la confiance et garantir l’équité dans ses choix stratégiques.

























