Le Synaps P‑GA, par l’entremise de son secrétaire général, Éric Akouri, s’est rendu à Kango et à Ntoum le jeudi 11 juin 2025, afin de rencontrer les autorités locales et les responsables hospitaliers. Cette démarche faisait suite aux injures proférées par Aminata Ondo, présidente de l’association Ascorime, qui avait qualifié le personnel de santé de « voleurs, poltrons et cancres », le dimanche de la Pentecôte, au sein de l’hôpital départemental de Ntoum.
Touchés et choqués, les représentants du Synaps P‑GA déplorent que « des individus animés d’un esprit différent se soient invités au détriment des franchises hospitalières, perturbant la quiétude des malades, certains hypertendus, incapables de supporter le bruit menaçant ». Ils ajoutent que ces propos « injurient les personnels de santé publique, les défiant, les méprisant, invitant à l’affront, allant jusqu’à demander des explications ». Ce n’est « pas la première fois » que madame Ondo s’illustre de la sorte, soulignent-ils, évoquant « une humiliation médiatique et publique », alors même que le personnel « nuit et jour » s’échine à sauver des vies dans des conditions difficiles.
Le Synaps P‑GA rappelle que l’association prétend « connaître mieux la loi et la déontologie médicale que nous ». Or, ils dénoncent des « propos mensongers » incitant certains agents à un affront public. Face à cette situation jugée inacceptable, le syndicat lance un ultimatum : trois jours pour Ascorime et sa présidente afin d’organiser et prendre en charge les malades de Ntoum et de Kango. En conséquence, « le lundi 16 juin 2025, de 6 h à 18 h, les services externes des hôpitaux de Ntoum et de Kango ne recevront aucun patient ». Toutefois, l’infrastructure technique sera mise à disposition d’Ascorime « pour leur permettre de travailler en toute aisance », Ascorime connaissant soi‑disant mieux la pratique médicale.

Le syndicat interpelle le ministre de la Santé : il est « temps de stopper l’hémorragie ». Cet avertissement est clair : « la prochaine fois, elle [la sanction] sera plus sévère ». Rappelant que la « franchise hospitalière est protégée par la loi en République gabonaise », le Synaps P‑GA invite madame Ondo à « un pardon public » à l’égard du personnel injurié. Il regrette « le silence complice des autorités » et appelle les personnels à « prendre leurs responsabilités » pour ne plus tolérer de tels comportements.

Les responsables hospitaliers de Ntoum, tels que Bertille Kouba, transcrivent le malaise : « Dans la salle des urgences, il y avait neuf malades, dont trois hypertendus… la personne est entrée et a dit : “trop c’est trop, je suis fatiguée de vous” ». Le Dr Yongongo Oleri, médecin‑chef à Kango, recommande à madame Ondo de « mieux se renseigner […] pour ne pas faire l’amalgame ou la fausse propagande ». Quant au Dr Mpiga Georges, coordinateur médical à Ntoum, il affirme : « les personnels de santé font le maximum et les respecter est faire le minimum ».
Enfin, la délégation syndicale a profité de sa visite pour « recadrer le comportement de madame Ondo » et inviter les agents à rejoindre le Synaps P‑GA. Le regard de tous est désormais tourné vers le lundi 16 juin 2025, date cruciale à Ntoum et à Kango.












































