Les destructions d’habitations à Plain-Orety continuent de faire couler beaucoup d’encre. Pour de nombreuses familles, c’est un drame qui dépasse la simple question de propriété foncière. Certes, la loi s’impose, mais où est l’humanité quand des vies entières sont balayées sans alternative?
Des foyers bâtis après des années de sacrifices se sont effondrés en un instant, laissant leurs occupants démunis. Pourtant, face à cette détresse, une solidarité remarquable s’est organisée. Associations, communautés religieuses, artistes et simples citoyens se sont mobilisés pour soutenir ces familles meurtries.
Malgré cela, l’attitude des autorités reste glaciale. Le gouvernement semble insensible à cette crise sociale, avançant une logique de réorganisation urbaine qui ne tient aucun compte du facteur humain.

Les conséquences dépassent la perte matérielle. De nombreux élèves en classe d’examen, arrachés à leur foyer, voient leur avenir incertain. Ce déracinement brutal met en péril leur stabilité et leur concentration, compromettant leurs chances de réussite.
Outre ce cas, selon les informations que nous avons recueillies hier sur le terrain, environ trois personnes seraient mortes par AVC suite à ce déguerpissement de Plain-Orety qui oublie l’homme.
Il est vrai que la terre appartient à l’État, mais cet État, c’est aussi nous. Ces familles ne sont pas de simples chiffres sur un rapport administratif : elles sont le cœur de notre société.
Démolir sans proposer d’alternatives pour Plain-Orety, c’est effacer une histoire, briser une dignité et condamner des citoyens à l’incertitude. Pourtant, là où les autorités restent de marbre, les Gabonais ont prouvé que la vraie richesse d’un pays réside dans l’entraide et l’humanisme.
Il est temps de dépasser les décisions froides et impersonnelles pour replacer l’humain au centre des choix politiques. Car une ville n’a de sens que si ceux qui l’habitent y trouvent leur place.


























