En cette journée du 1er mai, fête du travail, nous voulons célébrer tous les travailleurs, tous secteurs confondus, pour leur courage et leur détermination en ces temps difficiles de crise sanitaire et de polémiques autour des pensions retraites.
Pensée spéciale à toutes ces femmes au foyer qui ont vu leurs charges augmenter depuis l’avènement de la crise sanitaire et des mesures qui s’en sont suivies.
Nous profitons de cette occasion pour inviter le gouvernement gabonais à une réflexion autour de cette assertion qui dit que le travail éloigne de nous trois (3) maux: l’ennui, le vice, et le besoin.
Au regard des mesures drastiques et injustifiées prise suite à la crise sanitaire dans notre pays, pensez-vous que l’on puisse affirmer aujourd’hui que le travail reste le moyen par lequel la population peut s’occuper et subvenir à ses besoins?
En plus du chômage qui ne cesse de sévir dans notre pays, plusieurs gabonais ont vu leurs activités professionnelles arrêtées sinon, fonctionner à mi-temps, devant se dépêcher de trouver un moyen de transport pour regagner leurs domiciles avant l’heure du fameux couvre-feu.
Cette situation a non seulement des conséquences sur le plan économique du pays, mais elle favorise aussi l’oisiveté et réduit surtout le pouvoir d’achat des ménages. Il serait temps pour le gouvernement d’assouplir ces mesures qui, finalement n’ont pas lieu d’être, vu que la situation sanitaire du pays n’est pas aussi alarmante que l’on voudrait le faire croire !
Nous ne saurons clore ce propos sans penser aux gabonais retraités qui, après avoir rendu des loyaux services à notre cher pays, se voient remercier en monnaie de singe ou voient leurs conjoints survivants plongés dans le désarroi total.
La Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) a décidé de laisser mourir nos vieux et de faire d’eux des malades, des mendiants et clochards, en refusant de payer leurs pensions. Nous rappelons que la pension est un droit qui, normalement ne devrait faire l’objet d’aucune polémique.
L’Etat gabonais serait-il devenu un Etat assassin qui aurait décidé de laisser mourir ses anciens dans l’indignité la plus absolue? Nous lisons tous les jours dans les journaux, des détournements qui se font au sein de cette institution et on vient nous parler d’une crise financière dont souffrirait cette institution depuis 2014. S’il y a crise financière au sein de la CNSS, d’où sortent les fonds qui seraient détournés ? Ne serait-ce pas les pensions de nos anciens qui font l’objet des dits détournements ? Que le gouvernement prenne ses responsabilités car, les jeunes d’aujourd’hui seront les vieux de demain.
Au passage, nous saluons le pragmatisme et la pro activité du nouveau Directeur Général de la CNSS qui semble faire bouger les lignes depuis sa prise de service. Nous espérons voir nos anciens recouvrer enfin leur dignité bafouée dans les prochains jours.
Bonne fête de travail à tous et que Dieu vous bénisse !!
Solange Mikue, acteur politique

























