Sous un ciel paisible et une atmosphère empreinte d’une étonnante quiétude, le président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, a exprimé son émotion et son enthousiasme mesuré face à la mobilisation autour de la présidentielle de 2025. Dans un élan d’espoir calme, il a vu en ce scrutin le signe discret mais puissant de la naissance d’une nouvelle République.
L’homme fort du moment, désormais figure rassurante de l’unité, a sillonné les neuf provinces du Gabon en l’espace de deux semaines. Son objectif : inviter, sans heurts ni tumulte, les citoyens à écouter son projet de société. Les foules n’étaient pas bruyantes, mais bien présentes, attentives et curieuses. Dans le silence complice des meetings, un engouement sincère s’est fait sentir, comme un souffle doux annonçant un renouveau.
Après avoir glissé son bulletin dans l’urne, Brice Clotaire Oligui Nguema a confié aux journalistes, dans un ton posé et empreint de gratitude, sa joie contenue. « J’ai ressenti une fierté paisible. Voir cette dame de 90 ans, jadis désabusée par le vote, venir exercer son droit m’a profondément ému. Elle m’a dit que, pour la première fois depuis longtemps, elle y croyait de nouveau. C’est un signe que le lien entre le peuple et l’élection se tisse à nouveau, dans la sérénité. »
Ce climat électoral, décrit comme transparent et apaisé, tranche avec les tensions d’antan. « Que le meilleur l’emporte. Le processus est clair, sans tumulte. Le passé appartient au passé. Les pratiques douteuses, les incitations à voter par l’argent sont révolues », a-t-il déclaré avec calme.
Ce retour à la confiance, né de longues années de doutes, est vécu comme un éveil progressif. Le peuple gabonais, longtemps déconnecté des urnes après 56 ans d’un pouvoir quasi monarchique, retrouve lentement la foi démocratique. Loin des cris, c’est dans une respiration collective, posée et profonde, que le Gabon semble écrire une nouvelle page de son histoire.

























