Le lundi 3 mars 2025 a été marqué par la cérémonie d’ouverture de la première session ordinaire de l’année, dite session des lois, à l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Cette session a été présidée par Jean François Ndongou, président de cette institution. Conformément aux dispositions de l’article 49 révisé de la Charte de la Transition, les députés et sénateurs de la Transition ont repris le chemin de leurs hémicycles respectifs.
En présence du Vice-premier ministre, Alexandre Barro Chambrier, représentant le Premier ministre chef du gouvernement empêché, de nombreux membres du gouvernement, ainsi que des membres du corps diplomatique accrédité au Gabon, Jean François Ndongou a ouvert cette nouvelle session qui prendra fin à la fin du mois de juin. Ce moment solennel a été ponctué par le discours du président de l’Assemblée nationale, qui a rappelé le travail accompli par la représentation nationale pendant l’intersession parlementaire et a fixé le cap pour les trois prochains mois.
Des défis importants à relever
Dans son discours d’ouverture de la première session, le président de l’Assemblée nationale a salué les actions menées par le gouvernement pour favoriser la participation massive des populations aux prochaines échéances électorales, fixer la date de la présidentielle, améliorer la performance de l’administration publique et déployer des missions de contrôle des chantiers décidées par le CTRI. Malgré ces avancées, Jean François Ndongou a souligné les défis qui attendent le gouvernement, notamment le respect des libertés fondamentales, telles que l’expression, l’opinion et le déplacement.
« De plus, je voudrais inviter le gouvernement de la Transition à accorder une attention particulière aux situations suivantes : la transmission au parlement de la loi sur le foncier avant la fin de la transition ; les revendications des magistrats et des agents de la main-d’œuvre non permanente, qui aspirent à de meilleures conditions de travail et d’existence ; l’application stricte des lois et règlements en vigueur », a déclaré Jean François Ndongou. S’adressant à ses collègues, il a rappelé l’importance du travail qui les attend dans le cadre de cette session des lois. Parmi les priorités figurent les textes adoptés par le gouvernement durant l’intersession parlementaire. C’est pourquoi Jean François Ndongou a exhorté le gouvernement à transmettre ces textes pour examen dans des délais raisonnables.
Il est nécessaire de rappeler que, suite à l’échéance présidentielle prévue pour le 12 avril, l’Assemblée nationale de transition voit sa période d’exercice très limitée. Après cette échéance électorale, toutes les institutions de cette phase de transition cesseront d’exister. Il est donc crucial que les hommes et les femmes de cette institution accomplissent leur tâche comme il se doit afin de mener à bien les objectifs de la transition.


























