Le lundi 17 février 2025 restera marqué comme une journée déterminante pour le secteur maritime au Gabon. Reconnaissant les nombreuses lacunes actuelles dans ce domaine, Jean Cruz Lessagui, directeur général de la Marine marchande, a réuni les parties prenantes pour discuter de l’adoption d’un manuel de procédures et finaliser les derniers ajustements avant la publication officielle de ce guide.
Ce manuel, destiné à combler les insuffisances dans ce secteur stratégique, apporte une myriade de solutions aux problématiques identifiées. La Direction générale de la Marine marchande du Gabon s’apprête ainsi à officialiser ce document essentiel, visant à renforcer la gouvernance et la sécurité maritime, et marquant une étape cruciale dans les réformes engagées par le gouvernement.
Cette initiative a été saluée par Jean Cruz Lessagui, qui a précisé les objectifs de ce manuel. « Une administration efficace repose sur un manuel de procédures. Ce document délimite les responsabilités de chaque agent, établissant ainsi une base commune de compréhension, promouvant la transparence et réduisant les risques de malversations que nous avons pu observer », a-t-il déclaré.
Accueillie favorablement par les professionnels du secteur, cette avancée est perçue comme significative. Depuis la création de la Marine marchande en 1972, aucun cadre formel n’avait été instauré pour réguler les procédures internes de manière efficace.
Au même titre que la douane, la Marine marchande bénéficiera d’une meilleure organisation grâce à ce manuel, garantissant une gestion optimisée, ainsi que la sécurité et la prospérité des eaux territoriales gabonaises. L’élaboration de ce manuel s’inscrit dans l’ultimatum de 60 jours imposé par le Chef du gouvernement, afin que les administrations se conforment aux normes légales en vigueur.
Longtemps géré de manière très volatile, ce secteur pourtant stratégique semblait être dirigé par des amateurs. Les compétences existantes semblaient reléguées aux oubliettes. Désormais, cet ensemble de réformes offrira, nous l’espérons, un souffle nouveau à un secteur qui aspirait depuis longtemps à une véritable réorganisation.


























