Le conflit entre l’homme et la faune est une problématique récurrente dans notre pays. Chaque année, il n’est pas rare de voir des pachydermes aux abords des villes et villages, détruisant des plantations et, parfois, s’en prenant aux populations.
Récemment, une attaque d’éléphant a fait la une de l’actualité près de la ville de Koulamoutou, chef-lieu de la province de l’Ogooué-Lolo. Ce tragique événement démontre que ce conflit perdure. Un cultivateur, répondant au nom de Bolèze, a été victime d’une agression de la part d’un pachyderme, comme rapporté par le quotidien L’Union le mardi 18 février 2025.
Bolèze, vivant dans le groupement de villages Mibambou dans le département de Mulundu par Lastourville, province de l’Ogooué-Lolo, a vécu un véritable cauchemar alors qu’il revenait de ses champs. Selon le récit rapporté par L’Union, l’homme a été violemment agressé par un éléphant alors qu’il tentait de fuir.
Le Pire Cauchemar de Bolèze
Une source proche de la victime a confié dans les colonnes de L’Union que Bolèze, de retour de ses activités champêtres, aurait entendu le cri de l’éléphant. Pris de panique, le cultivateur aurait pris la fuite, malheureusement dans la direction de l’animal en furie. Face à face avec le pachyderme, celui-ci l’a projeté violemment après lui avoir donné un coup de défense, peut-on lire dans L’Union.
Grâce à l’intervention rapide des villageois, accourus promptement à son secours, Bolèze a eu la vie sauve. Les villageois n’ont pas perdu une seconde pour le transporter au Centre hospitalier régional (CHR) Paul-Moukambi de Koulamoutou, où il a été admis en soins intensifs. L’histoire n’est pas passée inaperçue, puisque, informé de la situation, le gouverneur de la province et certains responsables administratifs locaux n’ont pas hésité à apporter leur soutien financier et moral à Bolèze.
Les pachydermes ne cessent de causer des dégâts dans plusieurs régions du pays. Si les barrières électriques éloignent les pachydermes dans certains endroits, comme le district de Makouke dans la province du Moyen-Ogooué, depuis l’installation de celles-ci, cette solution reste encore insuffisante pour remédier définitivement à ce problème. Malheureusement, de nombreuses familles continuent de perdre des proches à cause du conflit homme faune.
L’expérience vécue par M. Bolèze n’est malheureusement pas unique, et de nombreuses personnes ne survivent pas à ces terribles rencontres.

























