Lébamba, chef-lieu du département de la Louetsi-Wano dans la province de la Ngounié, vit au rythme des coupures intempestives d’électricité que subit le Gabon depuis quelques mois. Bien qu’abritant le barrage hydroélectrique de Bongolo, la ville n’est pas épargnée par ce qui est devenu la marque déposée de la principale entreprise d’électricité du pays.
Comme toutes les autres villes, Lébamba subit chaque jour des délestages de toutes sortes, sans que la société en charge de la distribution de cette ressource essentielle ne communique. Le mutisme de la SEEG ne cesse de défrayer la chronique dans la localité. Il est important de rappeler que cette centrale alimente les villes de Lébamba, Ndendé, Mouila et Tchibanga. La ville de Lébamba, ne bénéficiant d’aucun privilège, est soumise au triste rythme des coupures.
Aujourd’hui, l’obscurité semble être le produit principal de la SEEG. La nuit du 4 au 5 février fut encore pénible pour les habitants de Lébamba.
« J’ai vraiment dormi dans la chaleur. La SEEG, mon bébé n’a cessé de pleurer toute la nuit, ne pouvant pas supporter la chaleur« , affirme Kline, une mère de la commune.
Cette situation est difficile pour les habitants. Chaque soir, les rares structures épargnées par l’obscurité sont quelques magasins commerciaux et le célèbre hôpital missionnaire de Bongolo, qui, grâce à des groupes électrogènes, échappent à cette souffrance.
« Par la grâce de Dieu, je n’avais pas de devoirs aujourd’hui, car je ne pouvais pas réviser correctement cette nuit. Parfois, le courant arrive à 22h ou 23h, mais cette nuit-là, il n’y avait pas d’électricité jusqu’au matin, » déclare Hacheley, une élève de la localité.
Le courant est revenu dans la localité aux alentours de 9h du matin après une nuit très chaude. Bien que Lébamba possède le barrage hydroélectrique qui alimente plusieurs villes du sud du Gabon, elle ne bénéficie d’aucun privilège.
Au contraire, la ville subit quotidiennement des coupures sans que la SEEG n’explique la situation aux habitants. C’est une situation triste et misérable.
Voici un pays riche en cours d’eau, mais qui peine à couvrir tout le territoire. Une situation que les habitants de Lébamba vivent et supportent au quotidien.
Après 50 ans de mauvaise gestion, le régime précédent a fortement contribué à ce déclin. Il est crucial que les agents de cette entreprise communiquent avec les habitants pour éviter d’être considérés comme les principaux responsables de cette situation. Il est temps que les autorités, avec à leur tête le ministre de l’Énergie, fassent bouger les choses, car cette situation est déplorable pour notre pays.


























