Dans un climat politique où l’arbitraire semble régner en maître, l’arrestation récente d’un compatriote connu sous le pseudonyme de Novelas Overmax suscite une vive inquiétude quant à la liberté d’expression au Gabon. Ce dernier aurait été appréhendé par les forces de l’ordre pour avoir dénoncé, via une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux, les délestages récurrents et l’inactivité d’un groupe électrogène de secours au Centre Hospitalier Universitaire de Libreville (CHUL).
Dans cette vidéo, Novelas Overmax s’indignait des conditions déplorables auxquelles sont confrontés les patients, certains étant contraints de s’asseoir à même le sol lors des coupures d’électricité. Il alertait également sur les dangers encourus par les patients en soins intensifs, dépendants d’une assistance respiratoire, en l’absence d’une alimentation électrique stable.
Cette arrestation rappelle étrangement les méthodes répressives du régime déchu, contre lequel les Gabonais s’étaient insurgés, espérant une ère nouvelle sous la direction du Général-Président Brice Clotaire Oligui Nguema. Les questions fusent : la liberté d’expression, déjà malmenée sous le régime d’Ali Bongo, est-elle destinée à être davantage bafouée sous la transition actuelle ? Sommes-nous condamnés à subir intimidations et répressions, même lorsque nos dénonciations sont légitimes ?
L’indignation est palpable au sein de la société civile rappelle notre confrère de Dépêches241. La députée de la Transition, Elsa Rituelle Boukandou, a fermement déclaré : « Novelas Overmax n’est pas un criminel. » De son côté, l’activiste Geoffroy Foumboula Libeka s’est insurgé : « Informé de l’arrestation d’Overmax hier du fait d’avoir dénoncé des coupures à la faveur d’une vidéo au sein du C.H.U.L. C’est inadmissible pour une sortie légitime. »
Ces réactions soulignent une inquiétude croissante quant à la dérive autoritaire du régime actuel. Les méthodes employées, perçues comme traumatisantes et anti républicaines, ravivent le spectre d’un passé que les Gabonais espéraient révolu. À l’aube d’échéances électorales cruciales, le peuple gabonais est en droit de s’interroger sur la nature réelle du changement promis et sur la pérennité des pratiques qu’il pensait avoir laissées derrière lui.
Ainsi, l’arrestation de Novelas Overmax, pour avoir exercé son droit légitime à l’indignation face à une situation intolérable, apparaît non seulement comme une atteinte à la liberté d’expression, mais aussi comme un signal alarmant quant à l’avenir des droits fondamentaux au Gabon.


























