Le Kenya se prépare à abolir l’obligation de visas pour les citoyens de tous les pays africains, à l’exception de la Somalie et de la Libye. Cette mesure ambitieuse vise à renforcer l’intégration africaine et à promouvoir la mobilité sur le continent. Les ressortissants des pays concernés pourront séjourner au Kenya sans visa pour une durée maximale de deux mois. Les membres de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE), incluant l’Ouganda, la Tanzanie, le Rwanda et le Burundi, bénéficieront d’un séjour prolongé allant jusqu’à six mois.
Selon la BBC, qui cite des sources gouvernementales, aucune date précise n’a encore été communiquée pour la mise en œuvre de ce nouveau régime sans visas pour les pays africains au Kenya.. Cependant, plusieurs ministères ont reçu pour mission de présenter des recommandations dans un délai d’une semaine. L’objectif : améliorer l’expérience des voyageurs dans tous les aéroports kényans.
Cette réforme s’inscrit dans une stratégie globale visant à faciliter les échanges humains et économiques au sein du continent. Le gouvernement kényan a également annoncé la mise en place d’un système avancé pour la vérification préalable des passagers. Ce dispositif ambitionne de renforcer la sécurité tout en simplifiant le traitement des voyageurs aux points d’entrée.
Actuellement, plusieurs autres pays africains appliquent une politique similaire. Le Ghana, le Rwanda, la Gambie, le Bénin et les Seychelles permettent déjà aux Africains de voyager sans visa sur leur territoire. L’initiative du Kenya pourrait ainsi inciter d’autres nations à adopter des mesures comparables, favorisant une véritable union continentale.
Cette décision marque une étape importante dans la vision panafricaine d’une Afrique sans frontières. Elle reflète l’engagement du Kenya à promouvoir l’unité, la coopération régionale et les échanges économiques sur le continent. Toutefois, l’exclusion de la Somalie et de la Libye pourrait susciter des critiques, bien que des raisons sécuritaires semblent motiver cette exception.
En encourageant une mobilité accrue, le Kenya espère non seulement renforcer son rôle de plaque tournante en Afrique de l’Est, mais aussi dynamiser son économie, notamment dans les secteurs du tourisme et des affaires.


























