L’ancien Premier ministre, Alain Claude Bilie By Nze, a affirmé le samedi 25 janvier 2025, lors d’une conférence de presse, qu’il est prêt à briguer le fauteuil présidentiel, respectant ainsi les critères établis par la Constitution et le nouveau Code électoral : l’âge, la nationalité et la maîtrise d’une langue vernaculaire. Cependant, il annoncera sa décision finale avant le 12 mars prochain, pour le premier tour de la présidentielle prévu le 12 avril 2025.
« Dans quelques jours, dans quelques semaines au plus, lorsque j’aurai mûri ma réflexion, qui est largement entamée, mesdames et messieurs, avant le 12 mars 2025, vous connaîtrez ma décision », a déclaré l’ex-Premier ministre Alain Claude Bilie By Nze.
Bilie By Nze a estimé qu’il remplit tous les critères exigés par la Constitution et le Code électoral pour être candidat à une élection présidentielle.
Il a moins de 70 ans, il est Gabonais de père et de mère, et son épouse est Gabonaise de père et de mère. Natif de Makokou, Bilie By Nze a soutenu qu’il remplit également le critère de savoir parler au moins une langue gabonaise. D’ailleurs, il a rappelé, comme un pic lancé, que celui qui ne parle pas fang n’est pas fang. Une manière de rappeler qu’il ne suffit pas d’avoir un nom fang ou un parent pour se dire fang.
Dans la même conférence de presse, Bilie By Nze, président de la plateforme « Ensemble pour le Gabon », a dressé un bilan chaotique des militaires au pouvoir. En 17 mois, le président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, a, selon lui, plombé la dette du pays, alourdi la masse salariale, engagé de nombreux chantiers actuellement à l’arrêt et englouti plus de 300 milliards de FCFA pour reconstruire la Cité de la Démocratie démolie par Ali Bongo. Cet argent aurait pu servir à équiper les hôpitaux, devenus des mouroirs…
Alain Claude Bilie By Nze a par ailleurs critiqué le Code électoral, qui autorise les militaires, les magistrats et les comptables publics à participer aux élections politiques. Estimant que la place des militaires est dans les casernes, il s’est interrogé : que deviendrait le pays si le chef d’état-major général des Forces armées, celui de la Garde républicaine, de la Gendarmerie ou de la Police décidait de briguer le fauteuil présidentiel ?
« Chaque chef doit transformer ses éléments en militants », a-t-il ironisé, en exigeant de ne pas politiser l’armée.










































