Dibi Djapayi, élève âgé de 30 ans, a vu sa destinée basculer du tableau noir à la noirceur des barreaux. Selon le journal L’Union, ce jeune homme, inscrit au lycée public Richard-Nguema-Bekale d’Oyem, a été écroué lundi dernier à la prison centrale du Peloton pour détention illégale de stupéfiants. Pris en flagrant délit le 14 novembre, il transportait 1 250 comprimés de kobolos, répartis en dix plaquettes, qu’il espérait écouler à 5 000 FCFA l’unité.
Une jeunesse prise dans l’engrenage du trafic
Lors de son interrogatoire par les officiers de police judiciaire (OPJ), Dibi Djapayi a livré des aveux qui tracent les contours de son basculement dans la délinquance. « Dans l’espoir de gagner la clémence, il révèle avoir été mandaté par un orpailleur surnommé Amadou, lequel lui aurait confié 150 000 FCFA pour l’achat des stupéfiants au Cameroun », rapporte L’Union. Ainsi, celui qui devait être un modèle scolaire est devenu un rouage dans une machine criminelle bien huilée.
Un contrôle aux allures de coup de filet
Le retour de Kyé-Ossi, ville frontalière réputée pour ses trafics en tout genre, a marqué la fin de sa courte carrière de passeur. « Les gendarmes de Meyo-Kyé, intrigués par une bosse suspecte au niveau de son pantalon, découvrent un sachet noir contenant les comprimés de kobolos », détaille le quotidien. Ce contrôle fortuit a levé le voile sur une cargaison destinée à empoisonner les esprits d’une jeunesse déjà en proie à des dérives.
La chute d’un élève pris au piège
Dibi Djapayi n’est pas seulement un trafiquant, il incarne une jeunesse désabusée, attirée par l’illusion d’un gain facile. « Cette histoire met en lumière l’échec d’un système incapable d’offrir à certains jeunes des alternatives viables à la criminalité », note L’Union. Ce glissement de l’éducation à l’illégalité montre à quel point les pressions économiques peuvent transformer un élève ordinaire en trafiquant de rue.
Des autorités vigilantes face à la menace
Pour les autorités, cette arrestation marque une victoire dans leur lutte contre les stupéfiants. « Chaque arrestation est un pas vers l’assainissement de notre société », déclarent-elles.


























