Le 12 octobre 2024, un incident préoccupant s’est déroulé à l’immeuble ABC Mall, situé aux Charbonnages dans la commune de Libreville. Rayan Akrass, consul honoraire de la République Centrafricaine, d’origine libanaise, aurait orchestré une intervention irrégulière en mobilisant des individus, supposément militaires, pour s’emparer d’un espace commercial déjà loué par le député gabonais Sosthène Nguema Nguema. Ces individus, agissant sans mandat légal, auraient ainsi défié les procédures judiciaires en cours.
Cet acte suscite de profondes interrogations quant au respect des lois et de l’indépendance de la justice. Les agents en civil auraient forcé l’accès au local commercial d’ABC Mall autrefois occupé par une agence d’Ecobank, aujourd’hui loué à Sosthène Nguema Nguema. Ce dernier est par ailleurs député en période de transition, et l’espace commercial fait l’objet d’un litige actuellement traité par les tribunaux. Avec la rentrée judiciaire fraîchement entamée, le dossier était en phase d’examen pour déterminer la répartition des responsabilités dans cette affaire de propriété.
Cette intervention, réalisée sans l’aval des autorités judiciaires, constitue une violation flagrante des lois en vigueur. L’autorité de la justice gabonaise en est affaiblie, ce qui ouvre la voie à des spéculations sur des complicités potentielles entre ces agents et de hauts responsables de notre pays.

Une telle situation pourrait indiquer l’existence d’un réseau d’influence privé, utilisant des ressources publiques pour des intérêts particuliers. Ces pratiques d’ingérence risquent de saper les fondements de l’impartialité judiciaire et du respect de la loi dans le pays.
Le 15 octobre 2024, la Gendarmerie nationale, informée des événements, est intervenue sur les lieux pour interpeller les protagonistes de cette occupation illicite. Une enquête est en cours pour faire la lumière sur les responsabilités et sur l’étendue des complicités. Les personnes impliquées devront répondre de leurs actes devant la justice.
L’évolution de ce dossier sera suivie avec attention, en particulier en raison de ses implications potentielles sur la crédibilité des institutions gabonaises et le maintien de l’État de droit.

























