L’annonce de l’ouverture du parc animalier du Gabon a initialement été saluée comme une excellente nouvelle pour les habitants de Libreville et les visiteurs en quête de lieux de loisirs. Cependant, cet enthousiasme au parc animalier a rapidement cédé la place à la critique en raison des tarifs jugés prohibitifs pour accéder à cet espace, dénommé Résidence Oyo.
Le parc animalier, situé en plein cœur de Libreville, est-il véritablement destiné à l’ensemble des Gabonais ou uniquement aux plus privilégiés, compte tenu des tarifs d’accès, dont le plus bas est fixé à 3 000 FCFA et le plus élevé atteint 10 000 FCFA ? Cette question divise l’opinion publique, alimentant les débats sur les réseaux sociaux.
Nombreux sont ceux qui reconnaissent les efforts du Comité de Transition et de Rénovation Institutionnelle (CTRI) pour avoir ouvert ce parc, offrant ainsi une nouvelle option de divertissement en dehors de la Baie des Rois. Néanmoins, les tarifs appliqués provoquent une vague de mécontentement. Sur la toile, les internautes s’indignent, considérant ces coûts excessifs pour un lieu censé être accessible au plus grand nombre.
Le parc propose trois circuits distincts : le circuit bleu, à 6 000 FCFA pour les adultes et 3 000 FCFA pour les enfants ; le circuit jaune, au prix de 8 000 FCFA pour tous ; et le circuit rouge, accessible à 10 000 FCFA, sans distinction d’âge. Cette grille tarifaire, loin de satisfaire les attentes du public, est perçue comme déconnectée des réalités économiques du pays.
Des réactions teintées de déception
« 10 000 FCFA pour aller observer des animaux sauvages hors de leur milieu naturel ? Alors qu’avec 3 500 FCFA, je peux les retrouver dans mon assiette ? », ironise un internaute, relayé par un média local. Cette réflexion, empreinte de sarcasme, traduit le désenchantement d’une partie des Gabonais face à des prix jugés disproportionnés pour une simple observation d’animaux.
Au-delà de cette activité principale, les critiques soulignent le manque d’attractions complémentaires au sein du parc. Alors que dans d’autres parcs à travers le monde, comme à Gold Reef City en plein cœur de Johannesburg, les visiteurs peuvent profiter de diverses activités telles qu’une roue géante, des montagnes russes, des visites guidées de mines anciennes ou encore des promenades en chariot tiré par des chevaux, le parc animalier de Libreville se limite à l’observation de quelques espèces animales : lions, tigres, buffles, guépards, panthères et un puma.
Dans un contexte où les Gabonais sont déjà familiers avec la faune locale, il devient crucial de diversifier l’offre de loisirs pour véritablement transformer ce lieu en une destination attractive. Le CTRI serait bien avisé de repenser l’expérience proposée au sein du parc, en y intégrant des activités complémentaires qui justifieraient les prix d’entrée et offriraient une véritable valeur ajoutée aux visiteurs. Une telle démarche permettrait de rendre ce projet plus inclusif et de répondre aux attentes d’un public en quête d’évasion et de découvertes.


























