Hamed Bakayoko, le Premier ministre de Côte d’Ivoire, est mort ce jour à l’âge de 56 ans dans une structure hospitalière allemande des suites du cancer de foie, a annoncé le gouvernement de Côte d’Ivoire dans un communiqué officiel. Beaucoup le voyaient déjà comme successeur au président de la République actuelle.
C’est un pilier du régime d’Alassane Ouattara, qui meurt, foudroyé par un cancer fulgurant. Hamed Bakayoko a eu 56 ans, le 8 mars dernier avant d’être évacué le 18 février dernier à l’hôpital américain de Neuilly puis d’être transféré en Allemagne. Son état de santé s’était détérioré gravement. Son décès a été annoncé ce mercredi 10 mars par un communiqué lu sur la télévision publique, la RTI.
Qui était Hamed Bakayoko ?
Autodidacte, personnalité populaire en Côte d’Ivoire, réputé bon vivant, aimé des Ivoiriens de tous bords, Hamed Bakayoko n’avait pas, de prime abord, les atouts pour entrer dans le cercle le plus proche d’Alassane Ouattara. Et pourtant trois mois avant la présidentielle du mois d’octobre 2020, et suite au décès de l’ancien Premier ministre et dauphin du chef de l’État, Amadou Gon Coulibaly c’est à lui qu’avait été confiée la lourde tâche de reprendre le poste. Aussi son nom avait fait la une des rumeurs comme le successeur d’Alassane Ouattara. Et pour cause, Hamed Bakayoko, qu’on appelle au pays affectueusement, « Hambak » s’était au fil des années rendu indispensable au président Ouattara, qui en a fait tour à tour, dès sa prise de pouvoir, son ministre de l’Intérieur en 2011 avant de le placer à la tête de la Défense en 2017.
Nommé en juillet 2020 à la tête du gouvernement après la mort soudaine d’Amadou Gon Coulibaly, cet ancien dirigeant de groupe de presse s’était rendu en France en février pour des examens médicaux, avant de faire route vers Fribourg, dans le sud-ouest de l’Allemagne, pour y être hospitalisé.
Le gouvernement avait indiqué dans un communiqué publié vendredi qu’Alassane Ouattara s’était rendu auprès de Hamed Bakayoko au cours d’une visite en France la semaine dernière, et que l’état de santé de ce dernier nécessitait que son hospitalisation soit prolongée.
L’ancien Premier ministre avait servi de négociateur et d’intermédiaire entre des factions rivales, alors que la guerre civile faisait rage en Côte d’Ivoire au début des années 2000.


























