Dans une vidéo devenue très virale, Ian Ghislain Ngoulou, l’ex-directeur de Cabinet de Noureddin Bongo, fils d’Ali Bongo Ondimba, gardait plus de 4 milliards de FCFA à son domicile et ils ont été retrouvés, ce mercredi 30 août, à la suite d’une perquisition menée par le procureur de la République, André Patrick Roponat.
Cette descente au domicile de Ian Ghislain Ngoulou a été ordonnée par le Comité de la transition et la restauration des institutions (CTRI) qui avait annoncé l’arrestation de Ian Ghislain Ngoulou. Ian Ghislain Ngoulou nommait certaines personnalités à des postes de responsabilités pour leur exiger après des contreparties en nature ce qui n’est pas forcément étonnant qu’il ait autant d’argent liquide à domicile, plus de 45 milliards de FCFA.
Dans le collimateur de la justice, il y a aussi Cyriaque Mvourandjiami ( ex directeur de cabinet politique d’Ali Bongo), Jessy Ella Ekogha ( ex porte-parole de la présidence de la République), Mohamed Ali Saliou ( ex directeur de cabinet adjoint d’Ali Bongo), Steeve Nzeko Dieko ( ex Secrétaire général du PDG), Nourredin Bongo Valentin et Abdoul Oceni qui ont été arrêtés pour les faits de haute trahison contre les institutions de l’Etat.
C’est ce groupuscule d’individus qui géraient le Gabon et faisait la pluie et le beau temps. Les Gabonais normaux, expression à la mode du professeur Albert Ondo Ossa, ont eu du mal à s’en sortir avec leurs maigres, les retraités n’étaient pas payés, certaines primes des fonctionnaires prises en otage et bien d’autres situations rendaient la vie impossible aux gabonais, Ian Ngoulou avaient à lui seul le budget du paiement de salaires de plusieurs compatriotes à domicile.
Il n’est question que de 4 milliards de FCFA détenus par Ian Ghislain Ngoulou dans un de ses domiciles, qu’en est-il de ses comptes bancaires et de l’argent gardés dans les paradis fiscaux à l’étranger ? Le cas de Ian Ghislain Ngoulou s’applique à Jessye Ella Ekogha, Mohamed Ali Saliou et les autres personnalités susmentionnées.
Le CTRI a promis que toutes les personnes impliquées dans ces affaires répondront « de leurs actes. »











































