Atteint d’une hernie, Pascal Matoumba, le chef du village Moukandi, un regroupement des villages situé dans le Canton Haut Dikobi, à quelques dizaines de kilomètres de Mimongo, le chef-lieu du département de l’Ogoulou meurt aux portes de l’hôpital Amissa Bongo de Franceville après avoir été transporté par tipoye par manque de route.
Cet auxiliaire de commandement, le chef de village, Pascal Matoumba qui meurt, pouvait être sauvé après avoir été atteint d’une hernie, s’il avait été évacué rapidement à l’hôpital Amissa Bongo de Franceville en voiture plutôt qu’en tipoye.
Il est décédé ce mercredi 26 avril à Franceville et l’annonce a été faite par la famille du défunt.
Cet auxiliaire de commandement, le chef Pascal Matoumba a été transporté en tipoye vers une structure sanitaire à Koulamoutou, dans l’Ogooué-Lolo, avant d’être orienté à Franceville, dans la province du Haut-Ogooué. Les vidéos de son évacuation ont inondé la toile et démontrent la précarité dans laquelle vivent les populations de cette partie du pays, le département de l’Ogoulou. Ces populations sont abandonnées à leur triste sort.
Dans la foulée, les habitants de son village Moukandi, plus singulièrement les jeunes, ont décidé de secourir le septuagénaire atteint de hernie plutôt que de le voir mourir, ont construit un moyen de transport à base de bois et de les lianes. Ceci pour l’évacuer vers une structure hospitalière pouvant le prendre en charge. Face à une telle précarité dans le pays le plus riche d’Afrique selon les estimations de la Banque mondiale, le chef de Canton n’a pas retenu ses mots au regard de la situation vécue par son collaborateur qu’il voyait partir presque mort dans un tipoye. « Je suis dépassé par la situation de notre canton. Nous vivons comme des sous hommes. Notre localité est délaissée », a-t-il regretté avant de fondre en larmes.
En 2023, le département de l’Ogoulou est le plus enclavé du Gabon. Plusieurs routes sont impraticables et coupées de la circulation. Par exemple, l’axe Yeno-Bilengui est fermé depuis 2019 à cause des éboulements qui sont le lot quotidien. L’axe Mimongo-carrefour Iboundji n’est plus praticable depuis deux ans déjà. Le tronçon Yeno-Etéké et Massima fait face à de nombreux bourbiers.
Le fait que le chef de village meurt juste pour une hernie aux portes de l’entrée d’un hôpital prouve que plusieurs personnes sont appelées à vivre le même sort si rien n’est fait rapidement par les pouvoirs publics. Ce décès devrait être une interpellation.


























