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Jeanine Mabunda destituée de la Présidence de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo par un vote de 281 des 484 députés présents (sur 500), ce jeudi 10 décembre 2020. C’est une victoire du Président Félix Tshisekedi sur Joseph Kabila son ancien allié dans la rupture de l’alliance qui les liait.
Le résultat de cette élection à l’Assemblée nationale congolaise donne une marge de manœuvre au Président Félix Tshisekedi qui avait des relations très conflictuelles ces derniers temps avec la présidente sortante, très proche de Joseph Kabila, Jeanine Mabunda. À l’Assemblée nationale, le Front commun pour le Congo (FCC), parti de Joseph Kabila a pourtant une large majorité, ces députés ont voté contre leur camarade et tout son bureau.
Le 6 décembre, Président Félix Tshisekedi a déclaré la nomination d’un « informateur » chargé de faire constituer une nouvelle majorité au parlement congolais, cette décision avait d’emblée mis fin à la coalition qu’il avait formée avec son prédécesseur Joseph Kabila. Cette décision avait causé des conflits à l’Assemblée nationale entre députés.
Le rôle de Jeanine Mabunda dans le pays était très important car elle était la deuxième autorité du pays selon l’ordre protocolaire donc elle était une pièce maitresse dans les proches de Joseph Kabila.
Selon notre confrère de Jeune Afrique les dissensions ont commencé entre Félix Tshisekedi et Jeanine Mabunda sur plusieurs aspects, ‘’Du bras de fer autour de la prestation de serment des juges de la Cour constitutionnelle au choix du président de la prochaine Commission électorale nationale indépendante (Ceni), en passant par la réforme judiciaire voulue par le FCC, les relations entre Mabunda et Félix Tshisekedi s’était considérablement dégradées au cours de l’année 2020.’’
Plusieurs députés de Joseph Kabila ont assisté à des réunions organisées par Jean-Marc Kabund-a-Kabund, le président par intérim de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), un proche de Félix Tshisekedi, destitué aussi de son poste de premier vice-président de l’Assemblée en mai dernier.
La consolidation de la majorité permettra de mieux gouverner l’Assemblée nationale et de nommer un nouveau Premier Ministre à la place de Sylvestre Ilunga Ilunkamba, une autre autorité qui dérange Félix Tshisekedi. En cas d’échec de ce schéma, l’Assemblée sera dissoute mais cela coûtera cher au contribuable.
Par la Rédaction


























