Le mercredi 23 mars dernier, les responsables de la Cellule Genre et Handicap conduits par la Coordinatrice Virginie Mounanga ont rencontré les femmes « handipreneures » dans les locaux de l’ANPI pour mieux les connaître et voir dans quelle mesure les accompagner avec l’appui des bailleurs de fonds. Elles souhaitent une autonomie réelle pas l’aumône de la part des décideurs.
Elles étaient plus d’une trentaine des femmes en situation de handicap réunies autour des responsables de la Cellule Genre et Handicap, appuyée par le ministère du Commerce.
« Si nous sommes là, c’est pour qu’ensemble, nous voyions comment mettre en place quelque chose de structurée, sur trois voire 4 ans», a précisé la Coordinatrice Virginie Mounanga. Elle a voulu rassurer ses invitées qui se sentent un peu désabusées avec de nombreuses initiatives non matérialisées dans lesquelles elles ont souvent été embarquées.

Très déçues du ministère des affaires sociales car pour elles les fonctionnaires de ce département ministériel ne font pas leur travail.
Chacune d’elle s’est présentée tout en faisant son bref témoignage, toujours très poignant, des réalités vécues au quotidien à cause de leur état déjà de personnes très vulnérables. Cela devient plus compliqué quand elles se mettent dans l’entreprenariat, il n’y a pas de véritable projet conduisant à leur autonomisation.
On a pu relever trois types de personnes en situation de handicap : les soutenus, les abandonnées et les diplômées.
Les handipreneurs à la quête de plus d’autonomie, plus de l’aumône
Les besoins de toutes ces femmes handipreneures convergent en deux groupes essentiels:
-Des locaux pour abriter leurs activités commerciales indispensables à leur autonomisation; et
-Du capital pour propulser ou relancer leurs différentes entreprises misent en veille par la pandémie de la Covid-19 ou encore pour se repositionner dans des projets plus rentables.
Bien qu’en situation de handicap, elles se battent durement pour s’en sortir car parfois elles s’occupent des personnes valides.
«Dans notre pays, on nous encourage seulement à recevoir. On ne nous aide pas à nous prendre en charge. On ne veut pas qu’on nous donne du pain tous les jours. On veut aussi pêcher pour manger ce qu’on a produit», a indiqué l’une des participantes.

Elles ont évoqué l’application de la loi 19/95, révisée en 2019, soit mise en valeur pour permettre la résolution efficace de leurs problèmes.
Ainsi, elle ont promis se voir prochainement lors d’une autre rencontre à la Chambre de commerce pour voir la suite des choses après la phase du brainstorming de l’ANPI.

























