Le Gabon veut consolider sa place sur le marché continental africain. La rencontre se tient les 10 et 11 septembre 2026 à Libreville. Près de 60 acteurs publics et privés y examinent la stratégie révisée de la ZLECAf. La Commission économique des Nations unies pour l’Afrique apporte un appui technique à cette rencontre. Cette étape est présentée comme déterminante pour diversifier l’économie et renforcer la compétitivité nationale. Ainsi, cette démarche traduit une volonté claire de mieux intégrer le pays au commerce régional.
Le ministère du Commerce, des PME et de l’Entrepreneuriat organise cet atelier national stratégique. L’objectif consiste à valider une feuille de route actualisée pour l’intégration continentale. Administrations publiques, institutions techniques et organisations professionnelles participent activement à ces échanges structurés. Entreprises privées, universités et centres de recherche complètent également cette large mobilisation nationale. La société civile ainsi que plusieurs partenaires techniques et financiers y prennent aussi activement part. Ensemble, ils veulent doter le pays d’un cadre stratégique pleinement actualisé et cohérent.
Pour les autorités, la ZLECAf ne doit pas rester une simple ouverture commerciale. Elle doit surtout devenir un instrument de transformation structurelle de l’économie nationale. L’industrialisation, le développement des capacités productives et la création d’emplois durables restent prioritaires. La ministre Zenaba Gninga Chaning rappelle l’engagement clair du gouvernement envers cette diversification économique ambitieuse. Selon elle, cette démarche s’inscrit pleinement dans le Plan national de croissance. Elle doit permettre au pays de renforcer durablement sa résilience et sa compétitivité économique.
1 milliard de consommateurs, un potentiel à transformer
L’enjeu reste considérable puisque la ZLECAf ouvre l’accès à un marché immense. Plus d’un milliard de consommateurs composent désormais ce vaste espace économique africain. Encore faut-il que les entreprises gabonaises disposent des capacités techniques nécessaires pour rivaliser efficacement. Le pays doit également produire davantage, plus vite, à des coûts réellement compétitifs. Cette compétitivité suppose une valeur ajoutée locale nettement plus forte et mieux valorisée durablement. Les travaux de Libreville visent justement à préparer cette transition économique nationale essentielle.
Les échanges doivent permettre d’identifier les chaînes de valeur réellement prioritaires. Les secteurs stratégiques et les marchés porteurs feront l’objet d’une attention particulière et soutenue. Durant ces deux journées, les participants examineront les résultats des consultations nationales préalables. Ils étudieront également les recommandations issues des différents groupes de travail thématiques constitués. Par ailleurs, les réformes susceptibles d’améliorer l’environnement des affaires seront aussi discutées. Cette réflexion vise à renforcer durablement la compétitivité globale des entreprises gabonaises concernées.
Infrastructures, financement et gouvernance au menu des débats
Les infrastructures commerciales et logistiques occupent également une place centrale dans les débats. Leur modernisation reste indispensable pour faciliter durablement la circulation des marchandises nationales. Elle permettrait aussi de réduire sensiblement les coûts liés aux échanges commerciaux régionaux. Ainsi, les producteurs gabonais pourraient mieux accéder durablement aux marchés d’Afrique centrale et australe. Cette approche cherche à rapprocher politique commerciale, politique industrielle et secteur privé. Adama Ekberg Coulibaly, représentant de la CEA, insiste sur cette nécessaire harmonisation des réformes engagées.
Au-delà de la validation du document, l’atelier doit produire des résultats concrets. Les participants doivent finaliser un plan d’action prioritaire clairement structuré et réaliste. Un cadre de suivi et d’évaluation sera également validé durant ces travaux. Le financement des projets prioritaires figure aussi désormais parmi les sujets essentiels. Par ailleurs, les mécanismes institutionnels de gouvernance seront également examinés attentivement. Pour la CEA, le Gabon dispose d’atouts considérables à mieux valoriser stratégiquement. Ses ressources naturelles et sa position centrale en Afrique constituent des leviers réels. Le véritable défi reste désormais de transformer ces atouts en emplois durables.












































