Libreville, 9 janvier 2026 — À l’occasion de la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux au chef de l’État, tenue le 8 janvier 2026, le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga Ndiaye, a livré une allocution dense, structurée et politiquement signifiante. Un discours qui, au-delà des formules protocolaires, a posé les jalons d’une législature de responsabilité, inscrite dans l’esprit et les exigences de la Ve République.
Dans un contexte marqué par la fin officielle de la transition politique en 2025, le président de l’Assemblée nationale a tenu à rappeler le rôle central du parlement dans l’architecture institutionnelle nouvelle. Il a salué l’engagement du chef de l’État en faveur du retour à l’ordre constitutionnel, tout en affirmant avec clarté que cette nouvelle République ne saurait se réduire à un changement de numérotation ou de symboles.
Pour Michel Régis Onanga Ndiaye, la Ve République doit être une République de pratiques, fondée sur la rigueur législative, le contrôle effectif de l’action gouvernementale et le respect scrupuleux de la séparation des pouvoirs. Dans cette perspective, l’assemblée nationale entend assumer pleinement ses missions constitutionnelles : voter la loi, contrôler l’exécutif et représenter fidèlement la diversité des aspirations nationales.
Le président de l’Assemblée nationale a également insisté sur la nécessité d’une coopération loyale mais exigeante entre les institutions. Il a affirmé que le Parlement ne saurait être une chambre d’enregistrement, mais un espace de débat, de contradiction constructive et de proposition. La stabilité institutionnelle, a-t-il souligné, ne peut se construire au détriment de la vigilance démocratique.
Sur le plan social et économique, le discours a mis en avant l’urgence de traduire les réformes institutionnelles en résultats concrets pour les citoyens. L’Assemblée nationale se veut ainsi attentive aux questions de pouvoir d’achat, d’accès aux services publics, d’éducation, de santé et de justice sociale, considérées comme les véritables baromètres de la crédibilité républicaine.
Enfin, Michel Régis Onanga Ndiaye a lancé un appel à l’exemplarité des élus, rappelant que la confiance retrouvée des Gabonais envers leurs institutions demeure fragile et conditionnée à une gouvernance éthique, transparente et responsable. La Ve République, a-t-il martelé, sera jugée non sur ses intentions, mais sur ses actes.
Par cette adresse solennelle, le président de l’Assemblée nationale a clairement positionné le Parlement comme un pilier actif de la démocratie gabonaise, déterminé à accompagner l’action présidentielle sans renoncer à son devoir de contrôle et de vigilance.
« À Lambaréné, on enseigne que la pirogue avance mieux quand celui qui rame et celui qui regarde l’horizon savent pourquoi ils sont dans la même embarcation. »

























