Les dirigeants du Cercle des Patrons de la presse privée en ligne (CPPPL), conduits par son président Thierry Mebale Ekoughe, ont été reçus ce lundi 18 octobre 2021 par le président intérimaire de la Haute autorité de la Communication (HAC) à son siège du Centre-ville de Libreville. Il était question pour eux de remettre officiellement une copie du « Mémo » des propositions sur la viabilité de la presse en République gabonaise.
Plusieurs organes de presse aujourd’hui ont complètement disparu à cause de la double crise sanitaire et économique. Le soutien à la presse est fait juste par quelques annonceurs qui parfois choisissent sur le tri les médias avec lesquels travailler : la pertinence du média et sa légalité ne sont pas toujours les critères sélectifs. Les relations qu’on a avec les chefs d’entreprises ou les responsables de la Communication priment parfois sur toute autre considération.
Le ministre de la Communication et de l’Économie numérique Edgard Anicet Mboumbou Miyakou, très soucieux du devenir de la presse au Gabon, a demandé aux responsables d’organes de presse de faire des propositions concrètes et pérennes pour leur viabilité et surtout pour qu’ils réussissent à vivre de leur métier. Cette recommandation a été faite le 3 mai dernier lors de la journée internationale de la liberté de la presse.
C’est ainsi que dans cette optique, le CPPPL s’est réuni le 21 août dernier au cours d’une journée de réflexion pour concevoir le « Mémo » contenant les réflexions pour une véritable viabilité de la presse en République gabonaise.
Suite à cette journée de réflexion, les responsables du CPPPL ont remis ce « Memo » d’abord au patron de la presse, le ministre d’État, en charge de la Communication et de l’Économie numérique, Edgard Anicet Mboumbou Miyakou le 05 octobre dernier, avant de procéder au même rituel ce lundi 18 octobre du côté de la HAC.
« Nous sommes venus remettre un MEMO qui comporte des propositions pour la viabilité des médias. Mais également pour le métier que nous faisons, savoir qui est journaliste et qui ne l’est pas. Nous nous proposons d’avoir au minimum le baccalauréat pour ce qui est de la profession. On arrive à nous lire à travers les téléphones androïdes, il va falloir que les médias gagnent quelque chose, entre 2 à 5% pour alimenter le Fonds d’aide à la presse, pour une bonne viabilité des médias gabonais », a déclaré le président du CPPPL, Thierry Mebale Ekouaghe.
En prenant la parole, le président de la HAC par intérim a voulu que le «MEMO » présenté par le CPPPL puisse être un bréviaire pour les journalistes et surtout qu’il serve d’élément de tri entre l’ivraie et la bonne graine.« Nous vous remercions d’avoir pensé à l’organe de régulation. Nous allons vous accompagner pour faire aboutir vos propositions. Vous avez lancé les jalons pour donner un statut réel d’un bon journaliste. Vous avez été plusieurs fois ici, vous assistez à des audiences. Les journalistes ce sont érigés en véritables mercenaires », a précisé Mabendi Nzatsimbou, le président par intérim de la HAC.
Pour rappel, la HAC a répertorié 75 médias en ligne au Gabon mais il n’y a que 26 qui soient officiellement déclarés dans ses fichiers. On assiste là donc à une véritable présence des mercenaires de la plume de l’avis du président par intérim Mabendi Nzatsimbou.











































