Devant la presse la presse, les petits commerçants et jardiniers qui occupent illégalement les espaces « morts » ont été sommés par les autorités de l’Université Omar Bongo (UOB) de déguerpir des lieux dans 8 jours. C’est l’information communiquée par l’huissier chargé de les faire partir, Me Samuel Petit Jean Kamgang.
Le ministre de l’Enseignant supérieur, Patrick Daouda Mouguiama a sommé, via un huissier de justice, les petits commerçants et les jardiniers qui produisent des légumes dans les zones « mortes » de l’UOB de dégager dans un délai de 8 jours, a rapporté dimanche 29 mai, Gabon 1ère la chaîne publique du Gabon.
Tous les occupants dits « illégaux » ont reçu d’un huissier de justice des lettres de mise en demeure. Tous sont sommés de partir dans un délai de 8 jours. Il n’ont plus de delais supplémentaires pour se préparer.
Ce déguerpissement rentre dans le cadre du Plan d’accélération de la transformation (PAT) a annoncé Gabon Télévision.
L’UOB n’a pas un véritable espace commercial mis sur pied pour satisfaire les besoins des étudiants comme cela se fait dans d’autres pays. Le restaurant universitaire est presque hors-service. L’entretien des espaces verts nécessite un sérieux budget pas toujours à la portée des autorités universitaires.
Ainsi, il y a quelques jours, le Recteur de l’UOB, Mesmin Noël Bourobou, a fait une sortie médiatique pour dénoncer des nombreux actes de vandalisme dans le campus. Les malfrats emportent les climatiseurs, les grilles de sécurité, le matériel de sonorisation, le mobilier de bureau y compris les portes.
«Quatre ministres sont descendus dans le campus et ont constaté effectivement qu’il y avait des utilisations illicites. Et des instructions ont été données aux autorités universitaires, dont le Centre national des œuvres universitaires, d’assainir le campus en déguerpissant, en enlevant tous ces commerçants et tous ces agriculteurs que nous voyons depuis des années», a déclaré le directeur général du CNOU, Jean Noël Eya.
De ce fait, les autorités ont décidé de mettez sur pied une stratégie, un huissier de justice a été sollicité pour encadrer la démarche et mieux encore pour formaliser ces demandes de déguerpissement qui, jusque-là, n’avaient que des résultats peu probants. Ce qui fait dire à l’huissier, Me Samuel Petit Jean Kamgang, que «malgré les multiples lettres envoyées par le directeur général, ils ont toujours maintenu leurs activités. Alors, l’huissier de justice entre en jeu aujourd’hui pour remettre les mises en demeure».
Dans sa récente complainte, le recteur de l’UOB faisait savoir que l’insécurité et le vandalisme au sein du campus découlaient du «vide sécuritaire» résultant, à la fois de l’extrême porosité de la barrière censée protéger le campus sur un linéaire d’environ 2500 mètres, de la défaillance du système d’éclairage et de l’absence d’un véritable service de gardiennage en interne, mais aussi et surtout, d’une police universitaire agissant de jour comme de nuit à l’intérieur du campus.
Avec le départ des cultivateurs et commerçants illégaux de ces vastes espaces, leur absence ne va t-elle pas donner naissance à des hautes herbes aux côtés desquelles va naître une sorte de forêt ? On sait que l’enceinte de l’UOB est immense et son entretien requiert des moyens énormes pour son entretien.

























