Sur le campus de l’UOB, le treillis croise désormais la toge. Cette année, 85 officiers et stagiaires de l’École d’état-major régionale de Libreville (EEMRL) rejoignent l’université. Selon notre GabonActu, ils suivent une formation en « sécurité, défense et gestion des crises ». Ainsi, la caserne et l’amphithéâtre avancent main dans la main. Gabonais ou ressortissants d’autres pays africains, tous partagent la même ambition. Cette alliance réunit deux univers que tout oppose.
Ces professionnels en treillis ont entamé leurs démarches d’inscription administrative pour l’année académique 2026-2027. En effet, cette étape leur ouvre officiellement les portes de l’université. Elle se déroule en parallèle de leur formation militaire. Dès lors, ils jonglent entre la discipline des armes et la rigueur des études. Le défi est de taille. Pour les officiers, cette rentrée prend ainsi une double dimension, militaire et universitaire. Un chapitre s’ouvre.
Une chaîne d’inscription bien huilée
Sur place, l’inscription ressemble à une chaîne de montage bien huilée. D’abord, les agents vérifient les dossiers. Ensuite, ils prennent et traitent les photos. Enfin, ils établissent les cartes universitaires. Cette procédure permet à chaque auditeur de finaliser son intégration au sein de l’UOB. Chaque geste compte, comme chaque maillon d’une chaîne. Rien ne se perd, car chaque étape prépare la suivante. Le campus tourne comme une horloge.
Larissa Kangue, agent à l’UOB, détaille ce parcours à GabonActu. Son témoignage dévoile les coulisses de cette organisation minutieuse. Chaque phrase décrit une étape. « Aujourd’hui, je vérifie principalement les dossiers. C’est la première étape, on entame avec le scan. Le scan, c’est pour scanner la photo. Ensuite, c’est l’impression. La dernière étape, c’est nous. On établit la carte avec toutes les informations données », a expliqué Larissa Kangue.
Deux masters pour une cohorte de 85
L’UOB propose deux formations aux auditeurs dans le cadre de ce partenariat. Il s’agit du « master en défense, sécurité et gestion des conflits en Afrique ». S’y ajoute le « master en administration générale et relations internationales ». Ainsi, deux routes mènent au même horizon : des cadres mieux armés pour l’avenir du continent. Ces parcours s’adressent donc aux auditeurs concernés. Le premier cible la défense, le second vise les relations internationales.
Aristide Etoua Nteme, responsable technique des inscriptions, confirme l’ampleur de cette rentrée. Elle concerne toute la cohorte issue de l’Octat et de l’état-major. « Nous sommes en pleine campagne d’inscription des étudiants 2026-2027. Nous avons reçu pour toute la cohorte 85 étudiants », a-t-il indiqué. Désormais, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Autrement dit, aucun membre de la cohorte des hommes en treillis ne reste à l’écart de cette campagne. La rentrée est donc générale.
Un rapprochement porteur d’avenir
Enfin, cette collaboration entre les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Défense rapproche savoir académique et militaire. Elle permet ainsi aux officiers concernés de « renforcer leurs compétences académiques et professionnelles ». Elle favorise aussi la coopération entre pays africains, véritable pont jeté entre les armées.












































