Un vent de contestation souffle sur l’Université Internationale de Libreville, plus connue sous le nom d’Université Berthe et Jean. En effet, à l’approche de la rentrée administrative, un climat d’insatisfaction généralisée s’est installé. Lors d’une conférence de presse tenue le dimanche 29 septembre 2024 à Libreville, Arthur Ikabanga et Pamphile Nzoko, porte-paroles du collectif des parents d’étudiants, ont fermement dénoncé plusieurs irrégularités affectant gravement le parcours académique de leurs enfants, notamment l’imposition de frais supplémentaires jugés excessifs et injustifiés.
Le principal point de discorde concerne la soudaine introduction des « frais de paillasse ». Ces coûts, exigés pour couvrir les consommables de laboratoire, n’avaient pas été mentionnés lors des inscriptions initiales, créant ainsi un sentiment de trahison chez les parents. Ces derniers jugent que l’université, en collaboration avec l’État, aurait dû prévoir un partenariat garantissant la fourniture du matériel nécessaire sans imposer de charges additionnelles aux familles. Les frais, fixés à 200 000 FCFA, constituent une lourde dépense supplémentaire pour des familles qui s’acquittent déjà de frais d’inscription élevés, à hauteur de 300 000 FCFA, tandis que l’État contribue à hauteur de 2 millions de FCFA par étudiant pour les frais de scolarité.
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Par ailleurs, les parents ont mis en lumière une application incohérente du système Licence-Master-Doctorat (LMD). À l’Université Berthe et Jean, un étudiant contraint de redoubler doit reprendre non seulement les matières échouées, mais aussi celles déjà validées. Cette approche, qui ne respecte pas les standards internationaux du système LMD, suscite l’indignation, car elle pénalise inutilement les étudiants en les surchargeant de travail.
Enfin, une autre source de mécontentement est la gestion des stages. Les étudiants ayant une moyenne inférieure à 14/20 se voient automatiquement refuser l’accès aux stages, une pratique que les parents jugent discriminatoire, d’autant plus que ces stages sont souvent essentiels pour l’obtention du diplôme.
Les parents d’étudiants appellent à une révision immédiate de ces pratiques jugées abusives, afin de garantir à leurs enfants une éducation juste et équitable.


























