Harly Krice Ango Lipengue, connu sous le pseudonyme de Tchélo, et Ragassi Nathan, alias Madara, deux jeunes Gabonais âgés de 19 ans, ont été incarcérés à la prison centrale de Port-Gentil pour leur implication présumée dans le meurtre tragique de Dem Mamadou, un ressortissant sénégalais. Ce dernier, employé comme gardien pour la Société gabonaise de sécurité (SGS), a été retrouvé sans vie à son poste dans la nuit du 24 au 25 décembre, dans le quartier de l’hôtel Tara-Mé, 1er arrondissement de Port-Gentil.
La victime, âgée d’une trentaine d’années, gisait sur le ventre, portant des blessures profondes causées par des coups de couteau. L’enquête, menée par la Direction générale des recherches (DGR) de l’Ogooué-Maritime, a conduit à l’arrestation de Tchélo, un jeune déscolarisé résidant dans le quartier Chic, et de Madara, son acolyte, tous deux sous l’emprise de stupéfiants le soir des faits.
Cette funeste nuit, les deux jeunes s’étaient préparés pour célébrer Noël au carrefour Léon Mba, lieu d’effervescence festive marqué par un immense sapin illuminé. Avant de s’y rendre, ils avaient consommé une importante quantité de chanvre indien et de Kaï-Kaï. Aux environs de 23 heures, leur chemin croisa celui de Dem Mamadou. Selon les témoignages, Tchélo, muni d’un couteau et dissimulé sous une capuche, aurait tenté de dépouiller le gardien de son téléphone portable.
« J’ai traversé la route, mis ma capuche et sorti le couteau pour le braquer. Pris de panique, je l’ai poignardé sans réaliser la gravité de mon geste », a déclaré Tchélo lors de son audition. Après l’acte, il s’est réfugié chez sa mère, mais les remords et les cauchemars incessants l’ont rapidement trahi.
Quant à Madara, il reconnaît avoir fourni l’arme du crime : « J’ai donné le couteau à Tchélo après avoir fumé. Si nous n’avions pas consommé de drogue, rien de tout cela ne serait arrivé. »
Conformément à l’article 223 du code pénal gabonais, les accusés encourent une peine pouvant aller jusqu’à 30 ans de réclusion assortie d’une amende de 20 millions de francs CFA. Placés sous mandat de dépôt, ils attendent désormais leur procès pour répondre de leurs actes.


























